Fabian Culot

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Programme 2010 du MR : élections législatives
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Interventions

La supracommunalité à Liège…texte de mon intervention au conseil provincial du 8 septembre 2011

Mesdames, Messieurs,
En décembre 2007, les Jeunes MR nationaux, dont j’étais alors le secrétaire politique, organisaient au Val-Saint-Lambert à Seraing un congrès sur les communautés urbaines. Aux termes de nos travaux, nous avions lancé un appel par communiqué de presse aux termes duquel nous disions notamment ceci : « défendre l’institution provinciale doit passer par une vision moderne et adaptée aux nouvelles réalités urbaines que l’on connaît. Les Jeunes MR appellent à cet égard à la tenue d’un vaste débat sur la réorganisation des institutions provinciales, un débat ne partant pas avec l’a priori qu’il faut supprimer l’institution, mais un débat refusant le fatalisme de certains qui considèrent qu’il est interdit d’y toucher ».
C’est par conséquent un jeune mandataire MR heureux que vous avez aujourd’hui devant vous.
La Province de Liège est en effet parvenue à lever les tabous pour réfléchir et penser son avenir au regard de ce que l’on attend d’elle aujourd’hui et demain.
Aux citoyens de notre Province, le groupe MR tient à garantir que le débat sur la supracommunalité n’est pas le énième débat institutionnel du moment. Il ne s’agit pas ici de scinder des arrondissements ou de diminuer les droits des gens, il s’agit au contraire de fédérer pour construire une Ville-région à la taille et à l’ambition d’une véritable métropole européenne : j’ai nommé, Liège.
Chers amis, chers collègues, pour garantir l’efficacité de nos institutions et la concrétisation des projets dont Liège a besoin dans les années à venir, l’heure est plus que jamais venue de créer une véritable communauté urbaine !
Pour y parvenir, le groupe MR tient à formuler trois recommandations :
- L’instauration de politiques à l’échelle de la communauté urbaine nécessite que l’on dégage des moyens financiers suffisants, à tous les niveaux de pouvoir intéressés, et ce dès l’année budgétaire 2012 ;
- Il est impératif de s’accorder sans tarder sur quelques priorités d’intérêt provincial, et donc de renoncer à ce que d’autres peuvent faire aussi bien que nous. A cet égard, pour le MR, la mise en œuvre du tram est tout à fait prioritaire, j’y reviendrai dans un instant ;
- Comme mon collègue Roger Sobry vous l’a déjà dit, pour qu’une institution puisse porter des projets de grande envergure, il faut qu’elle bénéficie du soutien de la population à qui elle s’adresse. A cet égard, si la mise en place de la coordination provinciale des pouvoirs locaux était dans l’immédiat indispensable, et que le MR s’en félicite, il conviendra dans les années à venir d’organiser cette coordination en vue d’assurer sa visibilité démocratique. Le conseil provincial, dont il faudrait sans doute penser à réformer la composition, devrait ainsi peu à peu se réapproprier le débat politique, et des séances comme celle-ci devraient à l’avenir encore pouvoir être diffusées, pour débattre non plus de l’éventuelle mise en œuvre prochaine d’un tram, mais pour débattre au quotidien de son fonctionnement, pour évoquer ses extensions, pour relayer les demandes de celles et ceux qui l’utiliseront. En un mot, pour que Liège Métropole soit représentée par une assemblée d’élus responsables de projets clairement identifiés devant les citoyens de notre province.

Mesdames, Messieurs, la supracommunalité, c’est aujourd’hui la seule manière de pouvoir mener à bien de grands projets, et de rivaliser avec les autres grandes métropoles européennes.
A l’échelle liégeoise, des grands projets, j’en vois essentiellement trois :
Le premier, c’est la mise en commun des moyens en vue de la création d’infrastructures sportives et culturelles de grande envergure et de qualité. Bien entendu, l’exposition internationale Liège 2017 est un objectif majeur à poursuivre, mais la mise en commun des moyens, à terme, ne devra pas s’arrêter là. Il est inutile de subventionner 10 demi-infrastructures lorsque 5, complètes et de qualité, suffisent.
Le deuxième grand projet, c’est l’aménagement de notre territoire. La SPI+ a d’ailleurs bien raison de consacrer le colloque organisé à l’occasion de son 50ème anniversaire à ce que l’on appelle « l’intelligence territoriale ». Comme je vous le disais d’ailleurs lors du conseil provincial thématique relatif au développement économique, un aménagement du territoire à l’échelle supracommunale doit tendre à « rendre plus de qualité de vie à des quartiers qui ont énormément souffert d’une activité industrielle trop lourde et trop proche des habitations », parce que nous ne vivons plus au 19ème siècle, et que notre prospérité de demain dépendra, de manière non négligeable, de l’attractivité de nos quartiers et de l’intelligence de l’aménagement de notre territoire dans nos villes et communes.
Enfin, dernier des trois grands projets que le groupe MR entend bien soutenir, je vous l’annonçais tout à l’heure, c’est évidemment la mise en place d’une politique supracommunale de la mobilité, qui doit passer par la mise en service d’un tram. A cet égard, nous lançons un appel solennel à la Région wallonne, et à son Ministre Ecolo de la mobilité en particulier, afin qu’il rende public sans tarder les conclusions du plan urbain de mobilité et qu’il finalise les études techniques et juridiques préalables au lancement des différents marchés.
Chers amis, nous serons certainement plusieurs à rester vigilants quant à la manière dont les différents projets que je viens de citer vont être concrétisés. Mais aujourd’hui, tant en mon personnel qu’en celui d’André Denis, chef du groupe MR et de l’ensemble des membres de celui-ci, je tiens à remercier le collège provincial pour le travail accompli ces derniers mois, à l’assurer de notre plein soutien dans les mois à venir pour la mise en œuvre du chantier de la supracommunalité, et à lui rappeler, bien entendu, qu’il trouvera toujours au sein de ce conseil, et du groupe MR en particulier, des conseillers prêts à l’aider !
Merci de votre attention.

Le redéploiement économique…texte de mon intervention au conseil provincial du 17 février 2011

Parmi les activités qui font la richesse et le développement de notre région, permettez-moi de concentrer mon attention sur celle avec laquelle j’ai en quelque sorte grandi, tant par le biais des entreprises dans lesquelles travaillaient mes parents qu’au travers des marques laissées par son passage dans de multiples endroits de la ville dans laquelle j’ai grandi, Seraing.

La sidérurgie a écrit les plus belles pages de notre histoire économique, mais elle est également à la base de nombreuses heures sombres.
La relative amélioration connue ces dernières années en ferait presqu’oublier le coup de tonnerre de 2003, à savoir l’annonce de la fermeture de la phase à chaud à Liège.
Ce véritable séisme économique avait été suivi d’une large prise de conscience quant à la gravité de la situation, et plusieurs rapports dressant les perspectives de redéploiement de notre région avaient alors été commandés. Je pense notamment au rapport « Liège 2020 » piloté par la SPI+, ou encore à celui co-rédigé par notre gouverneur Michel Foret, alors Ministre wallon, et Guy Mathot, bourgmestre de Seraing.

Si depuis 2003, beaucoup de chemin a déjà été accompli, force est également de constater que la situation économique a elle aussi évolué.
En avril 2007 en effet, le groupe Arcelor Mittal est revenu sur sa décision de 2003, et a décidé de maintenir une activité sidérurgique à chaud à Liège. Dans la foulée, le haut-fourneau 6 de Seraing, arrêté en 2005, a été redémarré début 2008, pour être à nouveau mis à l’arrêt neuf mois plus tard et jusqu’à ce jour, suite nous dit-on à une diminution de la demande mondiale en acier.
Alors si en 2007 la décision visant à conserver une sidérurgie à chaud a été accueillie avec soulagement, si l’on peut en effet croire que le maintien d’une activité sidérurgique intégrée à Liège est de nature à protéger le secteur dans son ensemble, les ouvertures et fermetures à répétition des lignes à chaud comme à froid, ainsi que l’éloignement sans cesse plus grand des centres de décisions avec notre territoire, doivent également nous convaincre, aujourd’hui plus que jamais, que l’avenir de la sidérurgie à Liège reste extrêmement incertain.

Or, la présence sur un territoire d’une activité industrielle aussi lourde que l’activité sidérurgique n’est pas sans conséquence. Le nombre de mètres carrés de terrains industriels nécessaires est tel qu’il est sans comparaison avec une quelconque autre activité, les pollutions générées sont multiples, et l’impact sur le paysage est loin d’être anecdotique.
Alors s’il est bien évident que nous devons nous battre pour que Liège conserve une importante activité sidérurgique sur son territoire, nous devons également veiller à ce que cette activité n’entrave pas les axes de redéploiement définis à une époque où l’on pensait que la sidérurgie n’allait plus appartenir qu’à notre histoire.

Or le risque est là. On ne réussira pas à construire du beau, du neuf, du moderne, on ne réussira pas à tourner la page d’une histoire industrielle extrêmement marquante pour nos régions et ses terres si nous ne parvenons pas à définir un nouvel aménagement de notre territoire.
Notre Province est suffisamment vaste pour garantir un équilibre durable entre les activités industrielles d’une part, et les fonctions d’habitat et de petits commerces d’autre part.
L’enjeu des prochaines années, c’est donc celui de la redéfinition des fonctions et des affectations de nos territoires.

Dans ce cadre, je me réjouis que le développement territorial figure parmi les nouvelles compétences que la Province de Liège a décidé de développer dans les prochaines années. Je me réjouis également de lire dans le nouveau plan stratégique de la SPI+ la volonté de réaliser des études d’aménagement du territoire dépassant son cadre traditionnel des parcs d’activités économiques, ainsi que sa volonté de s’inscrire comme opérateur public majeur – je cite – « pour la mise en œuvre de projets d’infrastructures complexes, de grande envergure ou structurant pour la Province de Liège ».
Derrière ces termes un brin complexes voire même un peu codés, le Groupe MR voit surtout la perspective d’un challenge majeur pour notre région.

Ce challenge, c’est permettre un aménagement plus réfléchi du territoire. C’est rendre plus de qualité de vie à des quartiers qui ont énormément souffert d’une activité industrielle trop lourde et trop proche des habitations. C’est démontrer que l’on peut être fier de son passé et de son patrimoine, autrement qu’en cultivant le culte des friches industrielles, ou des haut-fourneaux plus en sommeil qu’en activité. C’est aussi organiser notre territoire de manière à créer une mobilité moderne entre nos villes et communes, et donner par exemple un moteur au projet du tram qui en a tant besoin. C’est aussi démontrer que l’on a enfin pris conscience qu’aujourd’hui, un investisseur belge ou étranger s’intéresse nécessairement à l’intelligence de l’aménagement d’un territoire, ou encore à la qualité de la vie ou celle encore des infrastructures publiques lorsqu’il souhaite investir dans une région.

C’est pour que tout cela se concrétise le plus rapidement possible que le Groupe MR suggère au collège provincial trois actions concrètes :
1. Procéder à une réactualisation, en partenariat avec la SPI+ et les entreprises concernées, des perspectives d’évolution de l’activité sidérurgique en région liégeoise, des conséquences de ces activités sur les projets d’investissements publics ou privés programmés, ainsi que la faisabilité de projets visant à regrouper ces activités sur des sites propres plus éloignés des villes et des quartiers d’habitations ;

2. Procéder à une réactualisation, en partenariat avec la SPI+ et les services concernés du Gouvernement wallon, du schéma de développement de l’espace régional, ou de tout autre instrument de planification permettant de retrouver une vue d’ensemble de l’aménagement du territoire à l’échelle provinciale ;

3. Déterminer le plus rapidement possible le plan d’action provincial de soutien à la mise en œuvre d’un transport collectif structurant, autrement dénommé tram.

Je vous remercie pour votre attention.

Budget communal de Seraing 2011 : mieux que rien, mais malheureusement rien de mieux !

Après analyse du projet de budget présenté par la majorité PS, le groupe MR constate que :
- Le budget 2011 est un copier-coller du budget 2010 : le budget ordinaire reste, années après années, désespérément ordinaire (aucune politique nouvelle n’y est programmée) et le budget extraordinaire reproduit, années après années, en grande partie les mêmes investissements (sur 35 millions d’EUR d’investissements inscrits, 24 millions étaient déjà inscrits les années précédentes, la majorité tentant toutefois chaque année de profiter d’un effet d’annonce, alors que les projets restent programmés faute d’encore avoir pu aboutir) ;
- Le budget du CPAS reste identique au budget initial 2010, qui lui-même s’alignait sur le budget 2009. Seraing poursuit donc une politique socialement intenable, dès lors qu’à côté d’un CPAS insuffisamment doté, on n’aperçoit guère un développement du bien-être moyen de la population (que du contraire, puisque le budget se base sur une diminution de près d’1,7 millions d’EUR d’additionnels communaux à l’IPP) ;
- Quand le MASTER PLAN est de plus en plus MASTER LENT : bien que le MR de Seraing ait toujours soutenu le MASTER PLAN et les projets qui le soutiennent, il ne peut cacher son inquiétude grandissante quant aux lenteurs constatées dans sa mise en œuvre. Il n’est pas trop tard pour avancer concrètement, mais il est plus que temps…
De manière plus générale, le MR de Seraing relève :
- Que la mise en œuvre du MASTER PLAN, lorsqu’elle commencera, devra veiller à protéger ce qu’il reste d’activités économiques à Seraing : on ne construira pas la « cité de demain » en continuant d’asphyxier celle d’aujourd’hui !
- Que l’avenir de Seraing et de sa prospérité sont indissociablement liés à ceux de Liège et de son agglomération.
A cet égard, le MR de Seraing se réjouit que le Collège provincial vienne de décider d’inscrire dans les axes prioritaires de développement des politiques provinciales celui de la mobilité et de l’aménagement du territoire. Il fait ainsi droit à une demande formulée depuis plusieurs années par Fabian CULOT, conseiller provincial et communal Sérésien.
Le MR de Seraing en appelle donc au collège provincial afin de se saisir le plus rapidement possible du dossier du tram et fasse en sorte que ce projet, fondamental pour notre Ville et son agglomération, avance sans plus tarder.
En effet, l’inertie de la Ville de Liège et de la Région wallonne sont de nature à constituer à terme, pour Seraing, un préjudice considérable.
- Que l’absence d’un plan de développement à long terme de la Ville de Liège, voire de l’ensemble de son agglomération, qui intégrerait les développements économique, urbanistique, ou encore la mobilité, est également de nature à compromettre le développement de Seraing : Seraing ne peut devenir prospère seule au milieu d’une agglomération sinistrée et d’une métropole ratée !
- Que les récents articles de presse sur l’ALG ne sont pas sans poser question sur la bonne gestion de certaines intercommunales liégeoises. Or, une mauvaise gestion, c’est moins de dividendes pour les communes, et donc moins de possibilités de financer des politiques nouvelles…
***
En conclusion, le budget 2011 de la Ville de Seraing, c’est mieux que rien, mais on regrettera que la majorité n’ait de nouveau pu nous présenter rien de mieux !

Budget Communal de Seraing 2010 – Communiqué de presse

Budget communal de Seraing 2010

Pour le Groupe MR : comme sœur Anne, nous ne voyons rien venir…

Après analyse du projet de budget présenté par la majorité PS, le groupe MR estime que :

-       le projet de budget 2010 est socialement intenable : il cantonne le budget du CPAS dans une enveloppe fermée inférieure au budget 2009 modifié de 2,8 %, alors que tous les indicateurs sociaux démontrent que le CPAS va être confronté à davantage de demandes d’interventions en 2010 qu’en 2009 ;

-       le projet de budget induit une hausse de la fiscalité qui ne dit pas son nom : si les additionnels à l’IPP et au précompte immobilier restent, certes élevés, mais inchangés, les tarifs de nombreux services communaux augmentent (accueil extrascolaire ; services de garde d’enfants malades à domiciles ; bibliothèques….et quelles autres augmentations demain ?). Parallèlement, les primes communales en faveur de la population diminuent (suppression de la prime à la rénovation de façade, suppression de la prime à l’installation de panneaux photovoltaïques, etc.) ;

-       l’optimisation est en panne. L’échevinat atypique créé par la majorité ne rapporte manifestement pas les résultats attendus. Après une hausse des frais de fonctionnement en 2009, la baisse enregistrée dans le budget 2010 est purement cosmétique, puisqu’elle ne résulte que du transfert du coût de la dépense relative à l’enlèvement des déchets des dépenses de fonctionnement vers les dépenses de transfert (consécutivement aux nouvelles conventions conclues avec Intradel en la matière) ;

-       Le Master Plan devient Master lent : d’années en années, le budget extraordinaire présenté affiche des montants coquets (65 millions en 2009, 48 millions en 2010). Or, les projets visés par ces montants n’en finissent pas de ne pas voir le jour. Hormis les travaux relatifs au passage sous voie qui ont débuté, le groupe MR s’inquiète qu’à mi-législature, et alors que les subventions Feder allouées doivent toutes être engagées pour 2013 au plus tard, les projets du Master Plan sortent au compte goutte et sont pour la plupart loin d’être finalisés ;

-       Le budget ordinaire reste, comme en 2009, désespérément ordinaire. Aucune politique nouvelle n’est amorcée, aucun choix politique majeur n’est posé.

Face à ces constats, le Groupe MR propose :

-       de revoir à la hausse la dotation au CPAS, afin de lui permettre d’assurer l’ensemble de ses missions, de garantir l’ensemble des emplois, le tout en continuant à veiller à la saine gestion et à la rationalisation des dépenses ;

-       de maintenir à tout le moins les primes à la rénovation des façades. Seraing est dans une phase de reconversion où la qualité des immeubles d’habitation est un élément qui sera déterminant pour attirer de nouveaux habitants et des investisseurs. Supprimer le soutien à la rénovation des immeubles privés est un non sens total ! ;

-       son concours afin d’étudier les coûts de fonctionnement de la Ville qui pourraient être réduits et que l’échevinat de l’optimisation, à mi-législature, semble avoir de la peine à déterminer ;

-       de relancer à tous les niveaux de pouvoir le débat sur la mise en place urgente et indispensable d’une communauté urbaine organisée et disposant d’un réel pouvoir de décision. L’agglomération liégeoise a besoin d’options claires, notamment s’agissant du tracé futur du tram, ou encore de la localisation du développement de l’activité sidérurgique. Sans réponses à ces questions, le Master Plan sera un échec ;

-       au Collège communal de réorganiser ses compétences en son sein : la répartition  actuelle des compétences ne permet manifestement pas de réformer la Ville et de rationaliser ses dépenses. Les charges de travail entre les différents membres du Collège sont inéquitables, ce qui manifestement freine l’aboutissement de projets essentiels à l’avenir de notre Ville.

L’intercommunale de trop !

Le conseil communal de Seraing vient de voter la constitution d’une nouvelle intercommunale de logements publics. La volonté affichée par le GW de rationaliser les intercommunales n’a manifestement toujours pas percolé jusque dans les bastions socialistes.

L’intercommunale en question prétend développer un parc de logements publics moyens. Mais il s’agit en fait de créer un nouvel outil au service du clientélisme socialiste mis en difficulté par les nouvelles règles d’attribution des logements sociaux. « La véritable motivation du PS est de pouvoir se passer des comités d’attribution et d’ainsi distribuer à sa guise les logements. J’en ai assez, à chaque conseil communal, de voter la création d’une structure dont l’objectif est de contourner une disposition légale qui dérange les socialistes », s’est offusqué Fabian Culot, conseiller communal MR à Seraing, en faisant référence à la récente création de l’ASBL Mat-Seraing.

En effet, pourquoi créer une nouvelle structure alors qu’il existe déjà une intercommunale (La maison serésienne) qui offre elle-même des logements moyens (Rue Ferrer et Esplanade de l’avenir à Seraing et Chaussée de Marche à Neupré)? Nul besoin de rappeler que c’est dans le logement public qu’ont éclaté les scandales qui défraient depuis 2006 la chronique politico-judiciaire. Certains socialistes, à Neupré et Seraing, n’ont toujours pas compris les leçons d’un passé qui semble toujours bien présent.

A Neupré aussi le MR ne décolère pas. En effet, dans la nouvelle structure, les seuls élus socialistes de Seraing auront la majorité dans tous les organes. « C’est une nouvelle étape dans la démarche d’annexion de Neupré par Seraing orchestrée par le PS. L’article 13 des statuts empêche même de facto le retrait de Neupré de cette intercommunale. Dans ce dossier, je n’ai aucun doute sur la position du PS de Neupré qui n’est qu’une succursale de Seraing. J’ose toutefois espérer que le cdH saura se montrer responsable et ne participera pas à ce phagocytage progressif pour obtenir l’un ou l’autre mandat d’administrateur ». s’est exprimée Virginie Firket-Defrang, conseillère communale à Neupré.

Le MR adhère à l’idée de promouvoir l’offre de logements moyens mais pas en créant une nouvelle structure. Les deux élus MR, par ailleurs candidats aux prochaines élections régionales, rappellent que le MR a des propositions concrètes sur ces matières (baux à durée déterminée, création d’un chèque logement, extension des réductions du PI aux biens immobiliers conventionnés, reportabilité de droits d’enregistrement).

Question d’actualité

Fabian CULOT
Conseiller provincial
Groupe MR

Seraing, le 19 mai 2008

Madame la Présidente,

Concerne : question d’actualité appelant une réponse orale

La présente vous est adressée en application de l’article 50 du Règlement d’ordre intérieur de notre assemblée.

Au cours de ces dernières semaines et de ces derniers jours, différentes voix se sont exprimées sur des sujets d’une importance potentielle majeure pour notre Province, j’en citerais trois :

-          la construction d’un tram ;

-          la candidature éventuelle de Liège en qualité de capitale européenne de la culture en 2015 ;

-          la candidature éventuelle de la Belgique et des Pays-Bas en qualité d’organisateurs de la Coupe du Monde de football en 2018.

Notre Conseil a voté une motion en faveur du tram lors de son dernier conseil. Tout reste toutefois à définir : modalités, financement, trajectoire, partenaires, etc.

S’agissant de la candidature en qualité de capitale européenne de la culture, force est de constater que d’autres villes sont déjà en lice (Mons et Malines), et que la question de l’opportunité pour les francophones de soutenir différentes candidatures devra être posée. Il n’en reste pas moins que si un projet de candidature devait se préciser, notre Province pourrait y apporter son aide et son soutien.

Enfin, s’agissant de l’organisation de la Coupe du Monde, le projet n’en est bien entendu qu’à ses débuts. Mais notre Province aurait peut-être une carte intéressante à jouer en s’associant dès le départ à la concrétisation éventuelle de cette candidature.

Ces trois projets ont trait à des enjeux essentiels de demain : la mobilité et les grands événements sportifs et culturels.

Le Collège peut-il nous indiquer quelle est sa position à l’égard de ces différents dossiers ?

Ne serait-il pas intéressant que notre assemblée consacre certaines de ses réflexions à ces dossiers avant d’émettre ses avis et recommandations ?

Je vous remercie de l’attention que vous porterez à la présente.

Avec mes sentiments distingués,

Fabian CULOT

Conseil Communal de Seraing – 22 octobre 2007

  1. Modifications budgétaires au budget communal pour l’exercice 2007

Le budget 2007 nous a été présenté au conseil communal du 26 décembre 2006.

Vous vous souviendrez peut-être qu’à cette occasion, j’avais déclaré :

« C’est le premier budget communal qui doit prendre autant en compte, pour reprendre les mots du Collège, les « perspectives financières préoccupantes » face auxquelles notre Ville se trouve confrontée…

Mais Seraing n’est pas Nazareth, et les Rois mages ont manifestement été beaucoup moins généreux ici que là-bas.

C’est sans doute cela qui rend le réveil si douloureux. L’étoile filante s’est éteinte, et le divin enfant est déjà passé de la maternité aux soins intensifs.

Car ne nous leurrons pas, le budget que vous nous demandez d’approuver est bien celui qui marque le début d’une nouvelle ère pour Seraing : celle de l’austérité.

Que reste-t-il en effet des nombreuses promesses électorales de la nouvelle majorité ? Où sont les moyens nécessaires en faveur de l’augmentation des politiques de prévention et de sécurité, de propreté et d’environnement, d’aide à la jeunesse et de sport ? »

Or, aujourd’hui, les modifications budgétaires que vous nous demandez d’approuver prévoient la suppression de l’utilisation des 2 millions d’euros que vous aviez prévu ponctionner sur le bas de laine communal. Et comme les finances se portent particulièrement bien, vous prévoyez même un boni de plus d’un million d’euros…

Par conséquent, de deux choses l’une :

-       soit vous gérez particulièrement bien aujourd’hui, et la réduction des dépenses que vous aviez qualifiées de somptuaires a été particulièrement rentable. Mais convenir de cela ne serait pas sympathique pour le Collège précédent dont il faudrait convenir qu’il a dépensé sans trop compter pendant de longues années ;

-       soit il faut noter qu’une fois de plus, le budget de la Ville de Seraing a été présenté en sous-estimant les recettes et en surestimant les dépenses, de manière à faire peur et à rendre nécessaire, aux yeux de la population, le montant on ne peut plus élevé de la fiscalité communale.

Des deux possibilités, le groupe MR choisit sans hésiter la seconde. Non que nous estimions que le Collège précédent a compté chaque euro dépensé, mais nous avons maintenant une certaine habitude des budgets catastrophes présentés en début d’exercice, la larme à l’œil, pour être corrigé en fin d’exercice de manière substantielle.

L’enfant Jésus n’est donc plus aux soins intensifs. C’est à une véritable résurrection que nous assistons aujourd’hui, alors que l’ascension est encore bien loin.

Les choses iraient donc pour le mieux dans le meilleur des mondes si, à côté du budget communal qui se porte si bien, les citoyens de Seraing et les entreprises, eux, ne devaient pas se serrer la ceinture si fort.

Prévoir les coups durs du futur, c’est louable. Mais à la longue, c’est lassant quand ça constitue le seul programme d’une majorité. Et surtout ça devient contre productif quand la pression fiscale est telle qu’elle constitue un frein à la consommation, un frein au lancement de nouvelles activités économiques, particulièrement des activités de type PME ou TPME.

Seraing n’est pas une banque. Le groupe MR attend du Collège d’autres politiques que celle de l’épargne. Et le MASTER PLAN ne pourra pas constituer la réponse éternelle à chacune de nos interpellations.

  1. La relance du HF6

Pour le groupe MR, le redéploiement économique de la région liégeoise, et du bassin sérésien en particulier, est un objectif essentiel.

Ce redéploiement économique, le MR le veut durable, offrant des emplois de qualité et des perspectives d’évolution de notre région à long terme.

En 2003 et en 2005, lorsqu’ARCELOR a annoncé la fermeture de la phase à chaud et mis sa décision partiellement à exécution, les salariés d’ARCELOR, les syndicats, et la population sérésienne dans son immense majorité ont regretté l’absence de « plan bis ». Chacun a pu se rendre compte que privée de la sidérurgie, notre région serait confrontée à des difficultés sans précédent dans son histoire.

Les forces vives se sont mobilisées. Les plans de reconversion se sont multipliés. Chacun s’est accordé sur la nécessité d’entreprendre ou d’initier de grands projets. La mobilisation de l’ensemble des forces politiques a également été souhaitée.

Aujourd’hui, après avoir fermé le HF6, ARCELOR veut l’ouvrir à nouveau. Ne pas admettre que cette décision modifie considérablement la situation à laquelle nous devons faire face serait une erreur grave.

Si le HF6 redémarre effectivement, nous devons d’emblée nous demander quel en sera le prix pour notre Ville, aujourd’hui mais surtout demain.

Nous ne pouvons pas nous permettre d’être à nouveau confrontés dans 2, 5 ou 10 ans à la situation que nous avons connue en 2003.

Nous ne pouvons plus prendre le risque de placer les salariés et la population devant un cataclysme économique. Pendant toute mon enfance, j’ai vécu avec la crainte de voir les entreprises dans lesquelles travaillaient mes parents (CMI et OSB) fermer. Je savais que si elles fermaient, ils éprouveraient des difficultés à retrouver du travail.

C’est un sentiments difficile, mais qui n’est encore rien à côté de la détresse des familles qui vivent la perte d’un voire deux emplois.

Je suis donc particulièrement attaché au développement de l’activité économique de notre région. Et s’il y a des socialistes doués pour relater les drames sociaux, il faut rappeler qu’il y a aussi des libéraux qui vivent ces drames personnellement.

Le collectif HF6, ce n’est donc pas un collectif de citoyens grincheux, affectés du syndrome NIMBY. Des citoyens qui compromettraient des emplois pour assurer leur petite tranquillité de vie.

Le collectif que nous avons créé avec des riverains, c’est tout le contraire de cela.

C’est un collectif de citoyens qui habitent à Seraing, qui connaissent son histoire et ses problèmes. Certains travaillent chez ARCELOR, d’autres habitent à côté de ses installations.

Ce sont des gens qui sont habitués aux nuisances consécutives à l’activité économique. Ils ne demandent pas que l’on transforme les usines en prairie avec des moutons. Ils demandent simplement un respect minimum et une prise en considération de leur situation dans les projets des entreprises à côté desquelles ils vivent.

Dans ce cadre là, le but du collectif est triple :

-       économique : comment assurer la meilleure des prospérités à Seraing ? Comment faire en sorte que jamais plus nous ne connaissions les drames sociaux de 2003 ? Comment s’assurer que si, demain, ARCELOR MITTAL décide de nouveau de désinvestir dans notre région, nous puissions nous reposer sur un tissu économique indépendant suffisamment fort pour assumer le choc sans trop de casse sociale ?

-       environnemental : quelles que soient les activités économiques qui se développeront à Seraing, comment faire pour que ces activités s’intègrent à notre environnement et lui causent le moins possible de nuisances ? Comment assurer la protection de la santé publique, celle des riverains en particulier ? Comment peut-on assurer le respect des lois et décrets applicables en matière d’environnement ?

-       urbanistique : comment assurer un développement optimal de l’aménagement du territoire ? Aménager une Ville aujourd’hui n’a plus aucun rapport avec les aménagements du 19ème siècle. Les citoyens aspirent aujourd’hui à une meilleure qualité de vie. Il faut faire en sorte que les zones d’habitat et les zones industrielles soient plus indépendantes les unes par rapport aux autres.

Face à ces objectifs, notre collectif a fait les constats suivants :

-       Si le HF6 redémarre aujourd’hui, il est impossible de savoir pour combien d’années son activité serait relancée. En cas de nouvelle fermeture, aucune garantie ne semble acquise en matière de reconversion, de participation d’ARCELOR MITTAL dans la relance économique de la région. Au contraire, les sommes promises en 2003 pour l’assainissement des sites semblent ne pas encore avoir été versées. Et rien de concret n’est prévu pour l’avenir. Par ailleurs, au moment où ARCELOR MITTAL annonce la relance du HF6, ce sont de biens tristes mesures qui sont adoptées pour la sidérurgie à froid (FERBLATIL). Quelles sont donc les réelles intentions du groupe ARCELOR MITTAL ? A quoi devons-nous encore nous attendre ? Quel grand projet économique notre région porte-t-elle, en l’absence de communauté urbaine, en l’absence d’organe politique propre à notre région qui pourrait inspirer les grandes orientations ?

-       Au niveau environnemental, notre Ville paye un lourd tribut. Ainsi, ce sont pas moins de 6 sites classés SEVESO qui sont présents sur notre territoire, et qui sont donc potentiellement extrêmement dangereux pour notre population. On l’a encore vu dernièrement avec CHIMAC AGRIPHAR. Il est exact que l’on doit oser demander à la population de subir un certain nombre de nuisances en provenance de ces entreprises, car elles sont créatrices d’emplois et fondent notre richesse. Mais en contre partie, nous devons être exigeant avec ces entreprises et veiller à ce qu’elles respectent la législation en vigueur en matière de protection de l’environnement et de la santé publique.

Or, s’agissant d’ARCELOR MITTAL et du HF6, l’étude juridique commandée par notre collectif démontre que telle qu’elle nous est annoncée aujourd’hui, l’exploitation de ce HF6 ne pourra se faire dans le respect de la législation. L’étude d’incidences sur l’environnement devait indiquer quelles mesures devaient être imposées à ARCELOR MITTAL pour que ces normes puissent être respectées. Or, il n’en est rien. L’étude pointe les nombreuses lacunes, mais préconise la réalisation … de nouvelles études, après la délivrance du permis et la réouverture du HF6 pour savoir comment les combler. C’est inacceptable.

-       L’aspect urbanistique appelle également des remarques de notre part. Et je suis étonné que cet aspect ne semble pas émouvoir beaucoup le Collège. Seraing a opté pour un nouveau visage. L’AREBS a été chargée d’élaborer une étude de grande envergure. Le MASTER PLAN est aujourd’hui une réalité, à tel point qu’il constitue la réponse systématique du Bourgmestre, devenant le prétexte à toutes les politiques, la justification de l’ensemble des actions de la majorité. C’est d’ailleurs le seul projet de la législature.

Or, le HF6, qu’on le veuille ou non, et quoi qu’on pense de son redémarrage, c’est un abcès en plein centre de notre Ville. Un abcès que notre Bourgmestre voulait voir rasé, il y a deux ans environ, alors qu’il rentrait à peine de son exode flémallois.

On peut évidemment comprendre que certains travailleurs soient attachés au HF6. Il représente en effet un élément de notre patrimoine industriel.

Mais si l’on veut que Seraing, demain, ressemble aux dessins du MASTER PLAN, comment peut-on prétendre qu’avec ou sans haut-fourneau, c’est la même chose ?

Le haut-fourneau c’est une pièce centrale du MASTER PLAN. S’il reste, le MASTER PLAN doit être adapté. Comment peut-on espérer trouver des investisseurs immobiliers, à Cannes notamment…, pour venir construire des maisons, des lofts, ou des galeries commerciales à côté d’un haut-fourneau, en face d’INTERBETON, et j’en passe.

Refuser de voir cette réalité, c’est condamner le MASTER PLAN.

Or, relancer le HF6, ça pourrait ne pas être nécessairement condamner le MASTER PLAN. Mais il faut oser accepter que si le HF6 redémarre, le MASTER PLAN devra être modifié. Seraing peut opter par une vallée qui resterait à dominance industrielle. C’est un choix politique que le MR pourrait cautionner. Mais en aucun cas nous ne pourrions cautionner un projet qui, mélangeant habitat de qualité et développement industriel, finirait par ne plus obtenir ni l’un ni l’autre.

L’Europe pourrait d’ailleurs le comprendre avant nous. En effet, les fonds FEDER que nous espérons pour la réalisation du MASTER PLAN seront-ils accordés de la même manière si le HF6 redémarre ? Il s’agira en effet moins d’une reconversion profonde que d’un réaménagement d’un site existant. Le Collège nie un tel danger depuis plusieurs semaines dans la presse. Seule la chef de cabinet de notre Bourgmestre semble plus lucide en répondant qu’un  tel danger existe, et que s’il s’avère effectif, les investissements du MASTER PLAN seraient alors financés sur fonds propres… Quel bonheur alors de savoir notre Ville si riche. Mais dommage quand même de demander à nos citoyens de financer des projets pour lesquels on aurait perdu les subventions européennes…

Malheureusement, face à de tels enjeux urbanistiques, l’étude d’incidences est totalement muette. L’étude juridique commandée démontre pourtant que les aspects urbanistiques ne peuvent pas être totalement escamotés d’une telle étude, même si seule une demande de permis d’environnement est sollicitée, et non une demande de permis d’urbanisme (le HF6 étant évidemment déjà construit).

Face à ces constats, que demandons-nous ?

-       une étude d’incidences complémentaire. Il faut en effet répondre aux nombreuses lacunes qui ont été épinglées par notre étude du dossier.

Le Collège affirme dans la presse qu’ARCELOR MITTAL devra respecter les « normes les plus strictes » en matière d’environnement. Je me permets dès lors de rappeler au Collège que pour imposer de telles normes, il faut que l’on sache quelles technologies utiliser. Et c’est l’étude d’incidences qui doit répondre à cette question. Or, dans l’état actuel de cette étude, les réponses ne sont pas apportées. Le Collège est donc dans l’impossibilité d’imposer ces normes tant qu’il ne dispose pas des études complémentaires que l’étude d’incidences préconise de réaliser après la délivrance du permis.

-       la prise en compte du MASTER PLAN dans le cadre de la délivrance du permis d’environnement du HF6. Si le HF6 redémarre, il faut que l’on sache d’emblée comment le MASTER PLAN devra évoluer. Il faut notamment que l’on mette en place un comité d’accompagnement ARCELOR-MITTAL / représentants politiques afin de rendre compatibles les politiques de redéploiement de la Ville avec les intentions d’ARCELOR MITTAL qui pourraient évoluer au fil des années.

Il faut aussi veiller à proposer aux investisseurs que nous recherchons des investissements compatibles avec le tissu industriel tel qu’il sera dans les prochaines années.

Les zones d’habitat et les zones industrielles doivent être très clairement distinguées. Si l’avenir de Seraing passe par la persistance des activités industrielles lourdes à la place qu’elles occupent aujourd’hui, des expropriations devront le cas échéant être poursuivies afin de permettre aux riverains qui le souhaitent d’avoir l’opportunité de vivre ailleurs grâce à l’indemnisation qu’ils recevraient.

A cet égard, le collectif est heurté par les propos du Bourgmestre qui déclare habiter rue Ferrer et ne pas souhaiter personnellement être exproprié. Nous ne défendons pas ceux qui habitent à côté du haut-fourneau ou d’une autre activité industrielle lourde par choix politique. Nous défendons ceux qui sont contraints d’y habiter, faute d’autre choix, faute d’avoir les moyens d’habiter ailleurs !

-       une attention particulière pour les riverains, s’agissant de l’aménagement et de la propreté de leur quartier ou  des éventuelles dégradations que le HF6 causerait à leurs habitations (en particulier aux façades).

La santé des riverains est évidemment un objectif primordial à assurer. Un cadastre de la santé et un suivi de la santé des riverains s’avèrent dès lors nécessaires.

Pour le reste, la note déposée dans le cadre de l’enquête publique détaille l’ensemble des demandes que nous avons pu collecter et formaliser.

En conclusion, ce que nous voulons avant tout, ce que le groupe MR veut, c’est un redéploiement économique de notre Ville, un redéploiement durable et respectueux de ce que nous sommes en droit de demander, en 2007, à des opérateurs économiques. ARCELOR MITTAL n’est pas notre ennemi. Il doit devenir le partenaire du redéploiement. Mais les exigences et réalités qui sont celles d’un groupe multinational ne sont pas celles qui s’imposent à des responsables politiques.

Dès lors, nous ne pouvons délivrer le permis d’environnement sollicité comme s’il s’agissait d’une simple formalité. Comme s’il s’agissait de la simple continuité d’une activité industrielle ancienne. Compte tenu de ce que notre Ville a connu et avait prévu de faire pour surpasser ses difficultés, la réouverture du HF6 est un séisme que le groupe MR voudrait voir appréhender à sa juste valeur.

Plus que jamais, nous nous efforçons dans ce dossier d’être les plus constructifs possible, conscients de la difficulté du problème. Nous ne pourrions pas comprendre que la seule réponse qui soit opposée à notre démarche soit, comme ce que nous avons pu lire dans la presse ces derniers jours, empreinte de cynisme et de caricature. Seraing vaut mieux que cela.

Le redéploiement de la Province de Liège

Monsieur le Gouverneur, Madame le Greffière, Madame et Messieurs les Députés, chers collègues,

La législature provinciale qui vient d’être entamée a été axée, par le nouveau Collège provincial et sa majorité, sur trois priorités : le redéploiement, la solidarité et la proximité.

D’emblée, le Collège provincial a garanti que, je cite, « dans chaque secteur de compétence développé dans le cadre de la gestion de l’intérêt provincial, le Collège provincial aura à cœur de suivre ces axes afin de faire de la Province un acteur essentiel de l’avenir de son territoire aux côtés de sa population et des autres pouvoirs ou organismes qui se consacreront à cette même tâche ».

Nous ne pouvons que nous en réjouir.

Mon intervention de ce jour concernera plus particulièrement la première de ces priorités : le redéploiement.

Chacune des formations politiques démocratiques représentée au sein de ce conseil participe, à l’un ou l’autre niveau décisionnel, à ce redéploiement. Il est sur presque toutes les lèvres, il est au cœur du débat, particulièrement ici, à LIEGE, et dans sa proche périphérie.

Nos communes, nos intercommunales, la Région wallonne, les Communautés française et germanophone, l’Etat fédéral, et bien entendu notre Province, ont chacun un rôle à jouer, pour ne citer que les opérateurs publics.

Le redéploiement revêt également de multiples facettes : il est bien entendu économique, mais il est également, et nécessairement ajouterais-je, social, culturel, touristique, sportif, environnemental, etc. Il nécessite donc un projet de vie pour notre Province, un projet d’avenir réfléchi, concret, coordonné et mobilisateur.

Je pense que le temps de la réflexion est aujourd’hui dépassé.

Ces dernières années et ces derniers mois se sont en effet multipliés les groupes de travail, les études plus ou moins scientifiques, les colloques, les forums, les associations autour du thème du redéploiement de la Province de Liège, et bien d’autres choses encore.

Il faut sans doute s’en réjouir. L’ensemble de ces initiatives a contribué à la construction d’un projet réfléchi, et la diversité de ces initiatives a d’ores et déjà démontré que ce projet était en outre mobilisateur.

Encore faut-il qu’il soit à présent concret et coordonné.

De toutes les réflexions et initiatives menées ces dernières années, trois doivent sans doute être démarquées des autres, de part leur ampleur et leur spécificité.

-     Du côté « réflexion », tout d’abord, l’étude Liège 2020 a rassemblé, deux années durant, une cinquantaine de personnes issues de tous les milieux socio-économiques de toute la province de Liège. Nous nous réjouirons tous, à cet égard, que ce projet soit à mettre à l’actif de notre Province, par l’entremise de ce que certains qualifient « son bras économique », à savoir la SPI+.

Les conclusions auxquelles cette étude a abouti sont extrêmement pertinentes, et il n’est sans doute plus utile de s’attarder sur les quatre prospectives d’avenir dessinées par le groupe Liège 2020 : les chiens de faïence, les loups entre eux, l’hirondelle ou le phénix.

-     Côté réflexion toujours, nous avons également pu prendre connaissance des conclusions de l’étude « redéploiement du Pays de Liège. Méthodes et perspectives » confiée à Messieurs Michel FORET et Guy MATHOT. La réalisation de cette étude, initiée par l’ASBL « Avenir du Pays de Liège », avait été décidée peu après l’annonce, par ARCELOR, de la fermeture de la phase à chaud de la sidérurgie à Liège.

-     Enfin, dernière des trois initiatives à épingler, la création du Groupement de Redéploiement Economique du Pays de Liège (GRE) ne peut évidemment être passée sous silence.

Et de silence il n’en est assurément pas question lorsque l’on évoque le GRE.

Cette coupole économique, cet opérateur central de la reconversion, déchaine les passions. D’aucuns le qualifient de « coquille vide », d’autres au contraire le parent des plus grandes vertus.

La vérité est sans doute à rechercher au centre. La lecture de son dernier rapport d’activité, qui couvre l’année 2005 et le 1er semestre 2006, permet assurément de constater que le GRE est en mouvement, qu’il développe ses activités et structure son action.

Mais il peut sans doute faire mieux encore, et plus vite.

Car le temps presse. La fermeture de la phase à chaud de la sidérurgie a débuté, son processus ne s’arrêtera probablement et malheureusement pas, et notre région connaît d’ailleurs des difficultés économiques structurelles bien antérieures aux dernières décisions d’ARCELOR.

Il est donc plus que temps de passer à l’action, d’une part en se basant notamment sur les études que je viens de rappeler, et d’autre part en se servant des outils qui sont à notre disposition.

Car pour agir, il faut être structuré.

Les communes, les intercommunales, la Région, les Communautés,… tous ses pouvoirs publics existent, et chacun doit prendre les responsabilités qui lui reviennent.

La Communauté urbaine, quant à elle, on en parle, on en parle beaucoup. Mais elle n’est pas encore là. Sa définition même continue à poser d’inlassables questions : quelles seraient ses frontières, ses représentants, ses compétences, ses moyens, ses missions… ? Le redéploiement économique, sans doute, mais lequel, et comment ? Dans son intervention en réponse à la déclaration de politique générale, Philippe DODRIMONT, pour le groupe MR, le rappelait encore, il faut avancer rapidement sur ce dossier.

Avec tous ces éléments en main, chers collègues, notre Conseil ne doit-il pas intervenir, se saisir du débat et rappeler, avant toute autre chose, que le projet de redéploiement qui sera retenu, et que la Communauté urbaine qui sera éventuellement créée, n’auraient qu’à gagner de l’apport important que pourrait leur apporter la Province de Liège, par le biais bien entendu de son Collège, et c’est du reste déjà l’engagement que celui-ci  nous a donné dans le cadre de la déclaration de politique générale, mais également par le biais de notre Conseil.

Car aucune autre institution que la nôtre n’est de nature à offrir une représentation démocratique de l’ensemble de la population et des aspirations de notre Province. Aucune autre institution que la nôtre ne peut se targuer d’une position aussi centrale dans le débat économique, social, culturel, institutionnel, touristique, ou encore environnemental.

Notre Province est en effet active dans l’ensemble de ces secteurs. Elle constitue ce lien si important entre les communes, la Région wallonne et l’Etat fédéral. Elle connaît également mieux que quiconque les réalités sociales qui sont vécues à Seraing, à Huy ou à Verviers. Et de surcroît, aucune autre institution que la nôtre ne dispose déjà d’autant d’infrastructures administratives, de personnel et de compétences.

Nous avons donc un rôle à jouer.

Ce rôle, bien évidemment, ne peut en aucun cas constituer un frein complémentaire à la reconversion. Il ne s’agit pas de déposer de nouvelles thèses, de nouvelles études, il ne s’agit pas davantage de créer de nouvelles structures. Il s’agit tout simplement de travailler à la mise en œuvre de l’avenir de notre région. Il s’agit de contribuer à « forcer l’avenir ».

Pour cela, nous avons, me direz-vous, le rythme régulier de nos travaux, l’ordre du jour des commissions, et le travail de notre Collège.

Ce-dernier nous a en outre annoncé vouloir organiser des séances thématiques et d’actualité, avec la participation éventuelle d’experts. Nous ne pouvons, là aussi, que nous en réjouir et vous en féliciter. La première de ces séances a du reste déjà été organisée, et nous avons d’ailleurs tous pu mesurer l’intérêt de l’initiative, intérêt d’autant plus important que les idées qui ont été exprimées lors du débat feront l’objet d’un suivi minutieux, tant par le Collège que par notre Conseil.

A cet égard, il serait sans doute opportun que le redéploiement économique soit l’objet de l’une des prochaines séances thématiques qui nous seront proposées par le Collège.

Mais la reconversion que nous appelons de nos vœux, chacun en conviendra, ce n’est pas un thème comme un autre, ce n’est pas une actualité passagère comme le sont bien d’autres sujets.

La reconversion, le redéploiement de notre région, c’est le quotidien de notre Province pour les six prochaines années au moins. C’est un souci et une préoccupation qui doivent demeurer constants, présents dans chacune de nos réflexions, comme elles le seront dans chacun des projets qui nous seront présentés par le Collège provincial au cours de cette législature.

Notre Conseil doit dès lors, je pense, s’organiser pour devenir le réceptacle des initiatives, le contrôleur de l’action, et le cas échéant, le législateur du changement.

Pour cela, nous devons marquer notre volonté d’être acteur de la reconversion par un geste fort, suivi d’une action continue. Sinon, notre Conseil risque d’être irrémédiablement écarté de la construction de l’avenir de la Province dont il est et reste pourtant, et nous en sommes fiers, la seule émanation démocratique.

Si notre Conseil venait à être écarté de la construction de la reconversion, le redéploiement ne s’en trouverait à mon estime que considérablement freiné. Si cela devait arriver, notre Conseil perdrait également en légitimité démocratique car, faut-il le rappeler, les orientations qui vont être prises sont d’une importance telle que ceux qui seront à la manœuvre devraient nécessairement, me semble-t-il, devoir rendre des comptes à une assemblée démocratiquement et directement élue. Et cela, ce n’est pas le conseil d’administration d’une intercommunale ou de l’une ou l’autre ASBL qui peuvent en apporter la garantie.

Cet exposé n’a pas pour objet de livrer un projet d’action clé sur porte. Car l’action se construira jour après jour, et ses résultats seront à la hauteur des forces que nous lui aurons consacrées. Mais le tout est d’être acteur et non spectateur, d’initier l’action, de l’intensifier, voire de la provoquer, mais surtout pas de la subir.

Pour cela, nous avons besoin de l’ensemble des forces disponibles, de notre collège comme de notre conseil, de la majorité comme de l’opposition.

Madame et Messieurs les membres du Collège, vous nous avez montré l’exemple en axant votre action des 6 années qui commencent à peine notamment sur le redéploiement.

Je sais qu’un certain nombre de membres de ce conseil, et peut-être même l’ensemble des conseillers des groupes démocratiques, souhaitent contribuer davantage encore au succès de votre action en la matière. Car l’enjeu est essentiel,  existentiel même pour garantir à notre Province un avenir fait de progrès, de réussite et de bien-être.

Ne pouvons-nous pas, dès lors, adapter l’organisation de nos travaux afin de faire de notre Conseil le point d’intersection des différentes initiatives provinciales concourant au redéploiement ? Adapter nos travaux afin que notre Conseil puisse veiller à la coordination des projets développés, qu’il soit le relais des préoccupations des acteurs de terrain, le lieu de discussion et de préparation des nouvelles actions provinciales ayant pour finalité première le redéploiement, et bien entendu le lien privilégié et constant tout au long du processus de redéploiement entre la force d’action de votre Collège et l’ensemble des conseillers provinciaux, témoins et porte-paroles privilégiés de la diversité des situations communales ?

Sans alourdir aucune de nos procédures, voire même en les simplifiant, nous devrions pouvoir, j’en suis certain, montrer que l’institution provinciale est le niveau de pouvoir par excellence dont l’avenir de notre région a besoin.

Bien entendu, la réalité provinciale n’est pas une et indivisible, et nos arrondissements connaissent évidemment leurs spécificités. Mais à l’heure où l’élargissement de l’Europe nous mène aux frontières du Moyen-Orient et de l’Afrique, à l’heure où « le monde est un village », il doit être possible, pour notre Province, d’assumer le rôle de force motrice et centrale du redéploiement de ses différents bassins industriels.

Chers collègues, de la majorité comme de l’opposition, ce débat mérite, me semble-t-il, une attention particulière et la contribution de chacune des bonnes volontés et des convictions.

Mon propos ne se veut ni partisan, ni utopique. Il se veut concret et mobilisateur.

Je vous remercie vivement pour votre attention.

Fabian CULOT

Question à Ann Chevalier

Madame la Présidente,
Madame et Messieurs les Députés provinciaux,
Chers Collègues,

Le système institutionnel belge a pour effet que, dans un certain nombre de domaines de compétences, plusieurs pouvoirs publics ont la possibilité de développer des initiatives propres.

L’institution provinciale est un bel exemple de cette réalité institutionnelle, puisque là où aucune norme juridique ne lui interdit d’intervenir, la province peut prendre des initiatives et développer de nouveaux projets.

Ainsi, les affaires sociales, pour ne citer que cet exemple, se voient à la fois régies par des initiatives en provenance de l’Etat fédéral, de la Communauté française, de la Région wallonne, des communes, et également des provinces.

Au niveau de la Province de Liège, « le Service Provincial d’Aide et d’Action Sociales », aujourd’hui rebaptisé « maison du social », développe un grand nombre d’initiatives, et veille notamment à la coordination des différentes politiques d’action sociales menées par les différents opérateurs provinciaux.

Nous ne pouvons que nous en réjouir.

Qu’en est-il, toutefois, des relations entre les initiatives provinciales et celles développées par les autres niveaux de pouvoir ? Existe-t-il des contacts entre les différents responsables ? Les projets menés par la Province de Liège sont-ils orientés en tenant compte, notamment, de ce qui est apporté par les initiatives menées par les autres niveaux de pouvoir ?

A l’heure où des débats ont toujours cours sur l’avenir de l’institution provinciale, il me semble que le meilleur argument que l’on peut opposer à l’encontre de ceux qui doutent de l’utilité de son action est, précisément, la mise en place de politiques de grande qualité, réfléchies, complémentaires et coordonnées avec celles menées par les autres niveaux de pouvoir.

Fabian CULOT