Fabian Culot

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Intervention au Conseil provincial de Liège du 28 novembre 2012 sur la déclaration de politique générale et le budget 2013

Chers Collègues,

Permettez-moi tout d’abord de dire tout le bonheur du Groupe MR et de ses 17 membres de pouvoir siéger dans cette assemblée réformée et directement élue par les citoyens habitant de la Province de Liège.

17 membres, 17 origines différentes, 17 parcours, mais une même ambition et une même foi dans la liberté de l’Homme, dans sa capacité à se former et à inventer, dans sa capacité à rebondir lorsqu’il est confronté à des difficultés.

Chers Collègues,

Des difficultés, nous n’en manquons pas.

La crise est là, partout, ou presque.

Nous sortons d’une campagne électorale où chacun d’entre nous, j’en suis convaincu, a pu mesurer les difficultés grandissantes auxquelles une part elle aussi de plus en plus grande de la population doit faire face, qu’il s’agisse dans nos villes de la crise de la sidérurgie et de l’industrie, dans nos campagnes de celle de l’agriculture, ou encore de l’augmentation des prix touchant parfois même des biens de première nécessité.

L’égalité est certes au rendez-vous, mais c’est l’égalité par le bas, l’égalité face au risque de l’échec et non pas l’égalité face au progrès, à l’émancipation.

Les 17 libéraux qui composent cette assemblée ne peuvent accepter cette situation, profondément contraire aux valeurs qui nous animent et que nous défendons.
Chers Collègues, je vais vous faire une révélation…

Je ne suis pas socialiste.

Je ne suis pas socialiste, mais je prends aujourd’hui devant vous la parole au nom d’un groupe qui assume pleinement l’accord de majorité conclu entre le PS et le MR, et qui assume plus encore la déclaration de politique générale soumise à notre appréciation.

Souvenez-vous, souvenez-vous du Conseil provincial thématique du 8 septembre 2011 consacré à la supracommunalité. Invité à intervenir à la tribune de cette assemblée, Daniel Bacquelaine nous avait dit ceci :

« La Ville sera le principal lieu de vie de l’essentiel de l’humanité. Des centaines de Villes seront plus peuplées qu’une centaine de pays d’aujourd’hui. Alors que plus des deux tiers des humains y vivront, des sommes gigantesques devront être consacrées à leurs infrastructures, la Ville sera le cadre des plus importants investissements collectifs et le premier collecteur d’impôts, c’est là que se concentrera l’essentiel de l’action politique à venir et l’urbanisme y deviendra une science majeure ».
Qui a dit cela ? C’est Jacques ATTALI, dans « Une brève histoire de l’avenir ». C’est une prédiction. C’est une prédiction qui si elle se réalise, nous impose des changements radicaux. Parce que les Villes, dans leur dimension actuelle, ne peuvent pas répondre à cette prédiction.
Les seules Villes qui compteront en Europe, qui s’inscriront sur la carte européenne, seront les Villes qui auront réussi leur mutation avec les Communes périphériques, avec un territoire suffisant pour exprimer une ambition pour l’avenir.
Il faut, me semble-t-il trois ingrédients pour réussir ce pari. Il faut une volonté politique ambitieuse, je pense qu’elle existe, il faut une réalité factuelle favorable, elle existe aussi, il faut un contexte institutionnel compatible, on doit le construire. »

Chers Collègues, si le PS et le MR ont choisi d’unir leurs forces, d’unir à nouveau leurs forces préciseront peut-être certains désespérés…, c’est parce que nous estimons que cette alliance est la meilleure qui soit pour construire le contexte institutionnel adéquat pour rencontrer avec succès la prédiction dont nous parlait Daniel Bacquelaine, citant Jacques ATTALI.
Sans vouloir peiner personne, je m’interroge je l’avoue sur la question de savoir quel autre parti serait en mesure, au sein de cette assemblée, de rencontrer les défis qui attendent la majorité provinciale.

Mais ne me comprenez pas mal.

Les défis sont tels qu’ils nécessitent – Monsieur Drion – l’union « sacrée » de tous. Mais tout convoi doit être pourvu d’un moteur – d’un moteur bien évidemment « propre » Monsieur Hody – et la majorité provinciale doit être ce moteur.

Evidemment, pour croire en ce projet, pour participer à sa mise en œuvre, il faut croire un minimum dans l’institution qui doit le mettre en œuvre.
Je ne vais pas vous tenir un discours provincialo-centriste. Ce n’est pas mon genre.

Mais je voudrais toutefois rendre chacun de nous attentif, et le groupe Ecolo en particulier, aux conséquences potentielles des choix qui se présentent.
Supprimer les Provinces ? Oui, ça sonne bien, sur tout forum de discussion l’idée plait, elle ne fait même pas débat, elle s’impose. Les Provinces, c’est vieux, ça coûte cher, c’est rempli de profiteurs, ça ne fait rien…ou si, ça communique…ça communique ! Ah zut…Madame Goffin n’est plus là…

Mais est-ce vraiment ça, les Provinces ?

Chers Collègues, je vous mets en garde… Est présent dans cette salle un virus politiquement transmissible. Ce virus, c’est l’attachement à l’action provinciale.
D’ailleurs, vous remarquerez que nos amis Ecolo – pour ne citer qu’eux et en précisant toute l’amitié et le respect que je leur porte – arrivent ici atteint d’une anti-provincialite aigüe, laquelle parait ensuite s’estomper peu à peu au cours de la législature…, le précédent groupe Ecolo ayant, avec le reste du Conseil, approuvé la définition des cinq axes prioritaires de compétences – alors qu’il peut paraître curieux de doter de compétences une institution dont on poursuit la suppression…

Mais ma mise en garde n’en reste pas moins sérieuse.

La Province chers Collègues, ce n’est pas que le Collège qui nous propose aujourd’hui un budget et une déclaration de politique générale dont je vais évidemment vous dire quelques mots.

La Province, c’est aussi un Conseil composé de 56 conseillers, provenant de trois arrondissements différents et représentant toutes les sensibilités politiques de la population.
Vous supprimez la Province, vous vous supprimez vous-même. Vous supprimez le débat public, vous supprimez votre droit à vous exprimer.

Vous pouvez aussi supprimer la Province pour la remplacer par autre chose. Le Code de la démocratie locale est déjà tout prêt pour cela. Il regorge de dispositions pour permettre la mise en place d’agglomérations ou de fédérations de communes. Mais alors, bas les masques, poursuivre la suppression d’un niveau de pouvoir pour le remplacer par un autre n’aboutira qu’à créer des couches de plus. Ceux qui prêchent la simplification du paysage politique wallon n’arriveront ainsi en définitive qu’à le compliquer. Et nous sommes loin d’avoir besoin de cela.

Je vous confiais il y a un instant ne pas être socialiste, sachez également que je ne suis pas naïf.

Tout ne se décidera pas ici.

Notre Province compte 84 communes, 84 bourgmestres et 84 collèges et conseils communaux.

Tant les conférences de bourgmestres que la coordination provinciale des pouvoirs locaux vont donc par exemple devoir jouer un rôle clé et moteur dans notre avenir commun.
Mais permettez-moi de plaider – c’est mon métier – avec insistance pour que le débat n’échappe pas à notre assemblée.

Nous ne sommes pas la chambre d’entérinement des petits ou des grands accords conclus par d’autres. Nous ne sommes pas inaptes à débattre ou à exposer un point de vue.
Au Collège provincial, je dis « Lancez le débat, affrontez-le et participez-y ! ». Vous en avez la force, l’assurance et vous en sortirez plus fort encore.

Mais ce débat, que j’appelle de mes vœux au nom du groupe MR, ne permet évidemment pas tout.
Tout au long de la législature précédente, tous les groupes de cette assemblée ont gardé une distance naturelle avec le représentant du Front national alors élu au sein de notre Assemblée.

S’il s’est au final révélé plus discret que méchant, nous avons je pense tous eu raison de tenir cette distance.
L’extrême droite s’en est allée. Personne ne s’en plaindra.

Aujourd’hui, notre Assemblée compte deux représentants du PTB « + », le plus prenant en l’espèce tout son sens puisque Monsieur Bergen est membre non pas du PTB, mais du Parti communiste.

Ce n’est ni le lieu ni le moment pour débattre de la question de savoir s’il faut oui ou non comparer les extrêmes – à supposer déjà qu’ils ou qu’on les qualifie comme tels – ni le lieu ni le moment non plus pour rouvrir les livres d’histoire pour compter les morts. Mais dans la mesure où le groupe PTB + souhaite faire entendre sa voix, permettez-moi de leur dire d’emblée qu’ils trouveront toujours les libéraux face à eux pour combattre le populisme et les idées simples et dangereuses.

Au PTB + je dis que je n’ai pas de leçon à donner, mais pour toutes celles que vous nous avez données au cours de la dernière campagne, je me permets de vous dire : commencez par bosser, la politique ne se résume pas à des slogans, et nous débattrons de vos propositions si vous nous en présentez et si débat il est possible d’avoir avec vous.

Chers Collègues,

La déclaration de politique générale du collège provincial est présentée, je l’ai dit tout à l’heure, dans un contexte extrêmement difficile.

Si vous me permettez de citer une dernière fois Daniel Bacquelaine, celui-ci disait devant notre Assemblée en septembre 2011 et à propos de la législature qui s’entame aujourd’hui même :

« Si on rate le cap de cette législature, on aura laissé passer notre chance. Donc les 6 prochaines années seront fondamentales. Nous avons, grâce à la collaboration avec la Province, la Ville et les Communes, réalisé de grands pas en avant, nous avons maintenant la nécessité et le devoir moral de réussir la mutation de notre Ville Région pour qu’elle devienne une métropole capitale dans notre Europe ». – fin de citation

En fait, c’est à ça que l’on pourrait résumer la déclaration de politique générale. Et dire ça ne consiste pas à privilégier un axe de compétences plutôt qu’un autre.

Une Ville Région de la taille du grand Liège ne peut se permettre de favoriser l’économie au détriment social, l’enseignement au détriment de la culture, la santé au détriment de l’agriculture. C’est en tout cas un des credo des libéraux : tout est dans tout, et le talent – la clé du succès – consiste à savoir composer.

Chers Collègues,

L’axe I de la déclaration de politique générale est consacré naturellement au développement scolaire et professionnel.

Le groupe MR se réjouit évidemment de voir nos infrastructures d’enseignement provincial rénovées et agrandies. Les investissements d’ores et déjà programmés à Verviers, La Reid ou Seraing répondent non seulement aux besoins de nos étudiants mais permettent par ailleurs de concentrer en Province de Liège des investissements publics importants. Que ceux qui prônent le tout à la Région nous disent si ces investissements auraient vu le jour si la Province n’était pas là…

Quant à notre programme d’enseignement et de formation, il doit sans cesse être remis sur le métier, pour coller aux réalités du terrain et aux attentes de nos entreprises. On soulignera par ailleurs la nécessaire vigilance que nous devons avoir à l’égard du maintien du caractère neutre de notre enseignement, ainsi qu’à la lutte contre toutes les formes de communautarisme ou de manipulation des esprits.

Si la Ministre de l’Enseignement secondaire voulait bien se donner la peine d’accélérer un peu ses réflexions sur l’instauration d’un cours d’éducation citoyenne, de philosophie ou d’histoire culturelle des religions, notre enseignement provincial pourrait, très certainement, en tirer avantage.

Le développement culturel et sportif constitue l’axe II de la déclaration qui nous est soumise.

Privé d’un centre pour sportif de haut niveau par une de ces institutions que d’aucuns verraient pourtant bien nous absorber, c’est vers la Province de Liège que les regards se tournent pour aider les communes et les clubs à pouvoir disposer d’infrastructures de qualité et d’une politique du sport coordonnée.

Quant à la culture, au-delà des lieux communs sur son importance, le groupe MR insiste sur la vocation qu’elle a à former au vivre ensemble, indiscutablement l’un des enjeux majeurs des années à venir.

Richard Miller, l’un des hommes politiques qui m’a la plus appris et à l’égard de qui je voue une réelle admiration, nous rappelle fort justement que « Depuis les temps les plus anciens, des guerres ont été menées pour annexer des territoires, s’approprier des ressources naturelles, enlever des femmes, capturer des esclaves, voler des biens, accéder aux ports de mer, imposer une religion, défendre une nation… De nos jours, sous l’effet notamment de la « mondialisation », l’appartenance culturelle est devenue la cause première, celle qui tend à supplanter, recouvrir et englober toute autre cause possible de conflit. Accepter la multiplicité des systèmes de valeurs, accepter que la raison se dépasse en une plus grande intelligence, en une plus grande compréhension des comportements différenciés, accepter d’affiner la rencontre entre le public et le privé, entre le droit et l’éthique, accepter que la démocratie ne soit pas une notion monolithique est un projet qui requiert une volonté politique authentique. Mais travailler en libéraux à la réussite d’une société interculturelle, accepter la pluralité des valeurs, ce n’est pas et ce ne peut pas être, accepter toutes les valeurs, ce n’est pas accepter des valeurs qui vont à l’encontre de la liberté humaine ».

Vous me direz peut-être que je m’éloigne des préoccupations provinciales.

Je ne le pense pas. L’interculturalité se construit partout. Elle se vit d’ailleurs au sein même de cette assemblée. N’avons-nous pas entendu, pas plus tard qu’hier, la revendication de la spécificité culturelle germanophone ? Nous ne pouvons nier ce message, mais nous devons également rappeler ce qui nous unit, et que si « Small is beautiful » et « I want my money back » sont des revendications loin d’être neuves ou inédites, poussées à leurs extrêmes, elles se révèlent souvent dangereuses. Aussi, je pense que notre Assemblée gagnerait à rencontrer le Parlement germanophone, à une ou plusieurs reprises au cours de la législature, car la compréhension de chacun nait d’abord au départ de la connaissance que l’on a de l’autre.

Prévention de la santé et action sociale constituent l’axe III.

Le groupe MR y attache naturellement une importance particulière. N’en déplaisent à certains, ces matières sont gérées par des libéraux et nous sommes à la fois fiers du bilan engrangé et impatients de mettre en œuvre les nouveaux chantiers.

Non Monsieur Bastin les cars de dépistage ne créent pas la polémique, c’est vous qui la créez. Votre problème, c’est sans doute qu’en matière de santé, votre parti n’a au niveau provincial en réalité aucun programme. Car si vous savez lire le programme du MR, le MR sait lire…le programme du cdh. Et en matière de programme, votre parti gagnerait à être dépisté contre l’anémie, car en matière de santé par exemple, votre programme provincial est muet. Je n’ai d’ailleurs relevé le mot santé que dans le titre du chapitre que vous y consacrez…

Quant à l’action sociale, recentrée notamment sur ce qui y est attendu par le monde associatif, elle se concentrera sur les salons du volontariat, les Open Ado, ou encore sur la lutte contre les inégalités. Ces inégalités qui blessent, qui frustrent, qui stigmatisent l’homme ou la femme différent culturellement – je l’évoquais tout à l’heure – philosophiquement, ou encore sexuellement. Nous devons combattre inlassablement ces inégalités.

Quant au développement territorial durable et à la supracommunalité, qui constituent les axes IV et V, la déclaration de politique générale relève que « La Province de Liège a dépassé aujourd’hui le temps de la réflexion », et qu’elle « se positionne maintenant dans celui de la concrétisation ».
Je le répète, nous n’avons pas le droit à l’erreur.

La supracommunalité n’est la propriété de personne si ce n’est celle des habitants de la Province de Liège.

La supracommunalité, ce n’est ni la concentration de tous les moyens au cœur de la Province au détriment de son développement global, ni le saupoudrage tous azimuts indépendamment d’un plan de développement global.

Gardons-nous bien d’invoquer la supracommunalité en soutien à n’importe quel projet local. Gardons-nous bien, inversement, de refuser tout projet local sous prétexte qu’il ne s’insérerait pas dans un projet concentré sur les plus grandes de nos Villes.

La supracommunalité, c’est le vivre ensemble à l’échelle provinciale. C’est un antidote contre l’esprit de clocher, et un accélérateur de développement.
La supracommunalité et l’intercommunalité, ce sont les compétences que le Collège et cette Assemblée vont devoir exercer avec intelligence, pour que privée de Liège 2017, notre Province ne soit pas privée de perspective, d’espoir et de développement.

A cet égard d’ailleurs, qu’Ecolo et le cdh nous démontrent la puissance de leurs relais et de leur action gouvernementale en assurant notre Ville Région de la mise à sa disposition dans les plus brefs délais des moyens nécessaires à la construction d’un tram. Car la mobilité est évidemment une des conditions sina qua non de tout projet sérieux de supracommunalité.

Chers Collègues,

Pour mettre en œuvre une telle déclaration de politique générale, il faut un budget sérieux.
Nous l’avons. Je ne m’y attarderai pas, d’autres l’ont fait et le feront encore avec plus de talent que moi.
Un mot toutefois sur la fiscalité provinciale.

Le budget expressément qualifié de « transition » par le Collège provincial repose tout d’abord sur la suppression de trois taxes, portant ainsi à 19 le nombre de taxes supprimées par l’actuelle majorité provinciale. Peut-être se nombre montra-t-il d’ailleurs à 20 si les chasseurs sachant revendiquer gagnent l’action si joliment entamée hier à cette tribune par André Denis.

Ce budget de transition repose par contre, il est vrai, sur la décision d’augmenter de 1.500 à 1.750 les centimes additionnels sur le précompte immobilier.
Ce n’est pas une décision facile à prendre. Son opportunité peut faire débat et je le comprends.

Mais le budget présenté est en équilibre, le personnel provincial garanti, et les projets d’investissements nombreux.

Alors dans l’immédiat que fallait-il faire ?
Accrocher au plafond la corde à laquelle se pendre ? Se racrapoter sur un service minimum, sans perspective et sans ambition ? Devenir une simple caisse de paiement du personnel public, sans favoriser le développement économique de notre territoire ?

Je comprends que cette stratégie soit poursuivie par ceux qui veulent voir l’institution provinciale disparaître, mais ce n’est pas le choix de la majorité provinciale. Et après examen des politiques régionales, et de leurs carences, c’est un choix qui s’avérera profitable, je pense, pour notre population.

Naturellement, la fiscalité reste un moyen dont il faut user avec modération. Ce n’est pas le groupe libéral qui va vous dire le contraire.

Il n’est donc pas question d’ouvrir tout grand le robinet des dépenses, il est avant tout question de les rationnaliser.

Il n’est pas question de vivre la grande vie, il est question de réfléchir à chaque dépense et de poursuivre la meilleure des gouvernances.

Il n’est enfin pas question d’accepter une hausse irrémédiable et continue de la fiscalité. On ne décide jamais pour l’éternité, et un libéral ne se lie en tout état de cause jamais à une politique dont le seul carburant serait l’augmentation de la fiscalité.

Nous avons aujourd’hui besoin des moyens nécessaires pour mettre en œuvre la déclaration de politique générale. Ils sont là. Nous verrons en cours de législature si la fiscalité peut être réajustée. Elle est quoi qu’il en soit aujourd’hui dans la moyenne wallonne, alors même que les efforts accomplis n’ont pas été compensés par les mêmes largesses wallonnes qu’en Hainaut par exemple.

En conclusion, c’est donc avec conviction que le groupe MR soutiendra tant la déclaration de politique générale que le budget 2013 présenté par le Collège provincial.

Avant d’en terminer, et à titre plus personnel, au terme de cette première – et je l’espère pas dernière – intervention faite en qualité de chef de groupe, j’aimerais remercier tout particulièrement les conseillers MR qui, par leur confiance, me permettent d’exprimer ce qui je l’espère est la synthèse de leurs convictions et de leurs engagements politiques. C’est une marque de confiance qui me touche particulièrement, et dont j’espère je serai digne.

Aux groupes politiques de la minorité, je veux dire que si j’aime taquiner, j’aime surtout débattre, et qu’ils trouveront dans le groupe MR des conseillers à leur écoute et respectueux. Je sais la difficulté qu’il y a d’être minoritaire, il m’arrive de le vivre dans d’autres fonctions…

Enfin, au partenaire socialiste, je voudrais assurer ma loyauté, ainsi naturellement que celle du groupe MR dans son ensemble. J’ai suffisamment dit que je n’étais pas socialiste, pas plus que vous n’êtes libéraux. Cela ne nous a pourtant jamais empêché de faire de belles choses. Cela ne doit pas nous empêcher, non plus, de reconnaître que nous ne sommes pas toujours d’accord sur tout, sans qu’il faille nécessairement y voir un drame de majorité, ou la remise en cause de ce qui nous rassemble dans l’intérêt des citoyens.

A l’image de la Province, la majorité est là, responsable et soudée. A présent, au travail !

Je vous remercie pour votre – longue – attention.

Fabian CULOT
Chef de groupe MR

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