Fabian Culot

En savoir plus…

Logo Facebook
logo vidéo
logo Jeunes MR
logo Mouvement Réformateur
Programme 2010 du MR : élections législatives
Animation d'accueil
C'est du Belge !

La Province de Liège vient en aide aux services d’incendie

Chers collègues,

Chaque jour, plus de 1.800 pompiers volontaires et de carrière – tous travaillant de manière professionnelle comme aime à le rappeler mon ami et collègue Jean-Claude Jadot – garantissent sur le territoire provincial notre sécurité, assurent un grand nombre d’interventions d’ampleur fort heureusement souvent mineure, mais portent également parfois secours à celles et ceux qui courent de grands dangers, parfois au péril de leur propre vie.

Ces dernières années, plusieurs catastrophent majeures nous ont rappelé l’importance de disposer de services de secours de qualité, mais également les risques que nous courrions tous si ceux-ci venaient à être sous-financés de manière structurelle.

Il m’apparait dès lors tout à fait remarquable et salutaire que la 1ère action supracommunale majeure pilotée par la Province de Liège vise à soutenir les services de secours, en contribuant à leur financement et en incitant à leur meilleure organisation.

Ces dernières semaines ont été pour certains d’entre nous l’occasion de mieux connaître ces zones de secours, leur organisation et leurs besoins. Elles ont également été l’occasion d’appliquer à un dossier concret et complexe la volonté exprimée par les 4 formations politiques démocratiques actives sur le territoire provincial de développer, au travers de l’institution provinciale notamment, des politiques dites supracommunales.

Chacun a sans doute pu mesurer à cette occasion les difficultés liées à la mise en œuvre d’un tel projet, aussi noble soit-il.

J’ai ainsi été personnellement interpellé par l’incroyable diversité des coûts liés au financement des quelques 24 services de secours actifs sur le territoire provincial, ces coûts variant d’environ 20 EUR/an/habitant à 150 EUR, la moyenne provinciale étant d’environ 55 EUR.

Aussi, si une supracommunalité parfaite aurait pu conduire à la mutualisation des coûts, et à l’égalité qui en aurait découlé des cotisations des citoyens de la Province au financement des nouvelles zones de secours, il a dû être constaté qu’à ce jour la diversité était trop grande pour y parvenir et que les conditions n’étaient pas réunies.

On pourrait certes s’en émouvoir. J’avoue en avoir éprouvé l’envie. Puis au fil des discussions, au sein de mon groupe, mais aussi avec plusieurs d’entre vous et plusieurs experts du dossier, d’autres réalités se sont imposées et les choses sont apparues plus nuancées.

Je citerais notamment, et sans être exhaustif, la question de la mutualisation des recettes sous-jacente à celle de la mutualisation des coûts, ou encore la question de la prise en charge, demain, par tous, des conséquences d’une gestion qui a pu paraître quelque peu chaotique de certains services de secours par quelques-uns hier.

Si ces questions, comme d’autres, ne peuvent certainement pas être aujourd’hui traitées de manière manichéenne, j’ai en tout cas la certitude que le dossier des zones de secours nous aura rappelé avec force ô combien la supracommunalité provinciale parfaite demandera encore du temps et du travail.

Vous savez tous à cet égard les questions que je me pose quant au rôle et à la place du Conseil provincial dans la construction institutionnelle de la supracommunalité. Je sais que mon propos à ce sujet est écouté avec réserves, quand il n’agace pas. Mais qu’il me soit permis de l’éclairer brièvement à l’occasion de l’examen du dossier qui retient aujourd’hui notre attention.

Car ce dossier met très bien en lumière le difficile équilibre que nous devons trouver entre la recherche, d’une part, d’un intérêt général provincial, et la nécessaire sauvegarde, d’autre part, de la diversité des intérêts locaux.

C’est la raison pour laquelle, à l’occasion de la confrontation de ces intérêts parfois divergents mais très certainement pour bon nombre louables de part et d’autre, je crois que si Liège Europe Métropole peut devenir la chambre du débat relatif à la diversité des intérêts et besoins locaux, nous devrions faire en sorte que la Province de Liège, tant au niveau du collège que du conseil, puisse incarner la chambre du débat relatif aux intérêts et besoins provinciaux – au sens général et non institutionnel du terme – cette recherche d’un double intérêt nous garantissant, à mes yeux, d’aboutir à une supracommunalité aboutie et équilibrée.

C’est en tout cas à ce jour en pleine conscience de la diversité des intérêts en présence, qu’au nom du groupe MR je me réjouis de l’accord intervenu sur le dossier des zones de secours, et qui nous conduit notamment à devoir nous prononcer sur le projet de règlement qui nous est proposé.

Ce règlement, c’est un bon règlement à tout le moins pour trois raisons.

Tout d’abord, il concrétise la 1ère grande action supracommunale et consacre le lien qui unit communes et Province.

Ensuite, il offre à chaque commune une possibilité égale d’être aidée, dans le cadre d’une démarche transparente et positive.

Enfin, et surtout, il associe l’octroi d’une aide financière directe et immédiate à la condition d’accepter de participer à une réflexion plus générale, qui sera menée dans le cadre d’une étude indépendante, et qui devra permettre, dans quelques mois à peine, d’être parfaitement informé sur les possibilités qui s’offriront aux uns et aux autres d’optimaliser la gestion de leur zone, en réduisant peut-être certains coûts, en coopérant peut-être davantage, et au final en offrant aux citoyens des services de secours dotés d’un personnel motivé et d’un matériel suffisant et de qualité, le tout à un prix juste et équitablement réparti.

Chers collègues, il est de l’intérêt de chaque commune et de chaque zone de secours que cette étude puisse être menée rapidement, mais avec objectivité, exhaustivité et efficacité.

J’invite à cet égard le bureau d’étude qui sera retenu à agir en parfaite indépendance, à tracer naturellement les pistes à suivre pour des gestions demain plus professionnelles et moins coûteuses, mais en omettant nullement les particularités locales, et ce qui a notamment permis aux plus petites de nos zones d’évoluer jusqu’à l’heure actuelle avec des coûts réduits, pour des performances pourtant jamais démenties. Avec notamment mon collègue Jean-Luc Nix, que je sais très sensible à cette question, je vise ici en particulier la place qu’occupent aujourd’hui les pompiers volontaires. Composant 2/3 du corps total des pompiers en Province de Liège, aucune réforme ne pourra être concrétisée si les particularités de leur situation ne sont pas correctement appréhendées et qu’une place spécifique ne leur est pas réservée.

Chers collègues, l’ordre du jour de notre conseil ne nous invite pas toujours à nous prononcer sur un dossier aussi important que celui sur lequel nous sommes invités à nous prononcer aujourd’hui, importance tant par ses implications immédiates que par les perspectives qu’il offre pour demain, parce que la route est longue et que le processus engagé a besoin d’étapes.

C’est pourquoi, au regard du très important travail de concertation et de négociation qui a été réalisé ces derniers mois – et pour lequel je remercie les différents protagonistes – au regard des besoins criants qui sont ceux de nos zones de secours et donc ceux des hommes et femmes qui y travaillent et qui prennent des risques pour garantir notre sécurité, au regard enfin de notre objectif commun qui vise l’évolution des politiques provinciales vers davantage d’aide et de soutien aux communes dans une démarche supracommunale, c’est pourquoi disais-je j’apporte naturellement le soutien du groupe MR au règlement proposé, et espère que ce soutien sera aujourd’hui largement partagé au sein de ce conseil.

Je vous remercie.

Fabian CULOT
Chef de groupe MR

Poster un commentaire