Fabian Culot

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Programme 2010 du MR : élections législatives
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C'est du Belge !

Personne n’achètera un tram dans un sac…

En qualité de jeunes libéraux de l’axe bleu Seraing-Liège-Herstal, nous ne pouvons qu’exprimer nos vives craintes quant aux nouvelles difficultés auxquelles le projet relatif au Tram est confronté.
Nous tenons tout d’abord à rappeler notre profond attachement à la mise en place aussi rapide que possible, et en tout état de cause d’ici à 2017, d’un réseau de transport en commun structurant dans l’agglomération liégeoise. Le tram est, pour nous, une priorité absolue.
Mais la mobilité à Liège ne se limite pas au tram, elle demande un plan d’action global, commun à la Ville de Liège et aux communes périphériques. Ce plan, il passe d’abord par l’examen des conclusions du PUM, pourtant gardées secrètes depuis plus d’un an par le Ministre Henry !
Nous demandons donc instamment au Ministre de sortir la synthèse du PUM dans les plus brefs délais. Celui-ci devrait permettre de dégager les axes forts, complémentaires au tram, qui permettront d’interconnecter de manière performante l’ensemble des communes de l’agglomération liégeoise. Notamment par le biais de la réorganisation du réseau du TEC Liège-Verviers, mais aussi par celui de l’utilisation du réseau ferré actuel au profit des usagers, particulièrement sur la ligne 125 A. A ce jour, le dossier est toujours bloqué.
Or, Seraing a besoin de solutions en termes de mobilité tant pour sa rive droite (avec la mise en place du Master Plan) que pour sa rive gauche. Sans la mise en service d’un train-tram sur la ligne 125A, nous ne pouvons pas accepter que le tram ne desserve que la rive gauche à Jemeppe.
De même, la revitalisation de Herstal passe par une plus grande attractivité du centre et une meilleure intermodalité. Or, à la fermeture du guichet de la SNCB, à la suppression de plusieurs lignes de bus, à l’abandon du projet vélib’ en collaboration avec la Ville de Liège, s’ajoute le fait que le tram ne circulera pas à la Gare prochainement rénovée, ni dans l’hyper-centre où la circulation des voitures est par ailleurs bannie dans le cadre des projets de réaménagement.
Nous soulignons par ailleurs que si, naturellement, tous les travaux ne pourront commencer sur l’ensemble de la ligne projetée Seraing-Liège-Herstal en même temps, il ne faut nullement confondre phasage des travaux et phasage des décisions et des moyens !
En conséquence, l’objectif est, et doit rester, la mise en place d’une première ligne de tram Seraing-Liège-Herstal pour 2017. Cette ligne devra être complémentaire aux solutions qui doivent être mises en œuvre dès à présent, et qui consistent à mettre en place un réseau de mobilité à trois niveaux interconnectés : réseau ferré (R.E.L.), tram et bus.
La localisation des dépôts du tram ne nous parait pas dans ce cadre être une question majeure, dès l’instant où chacun s’accorde aujourd’hui sur la mise en œuvre d’un plan global de mobilité, sans saucissonnage des décisions, et avec la garantie pour l’ensemble de l’agglomération liégeoise que la mobilité a été appréhendée dans son ensemble.

Fabian CULOT, Gilles FORET, Diana NIKOLIC, Fabrice DREZE, Jennifer MAUS

Le cimétière des Nations passe par un accord sur BHV

Certes l’accord sur BHV (pour ce que l’on en connait à ce jour) ne parait pas parfait pour les francophones – reste que, s’il l’était, il n’y aurait tout simplement…pas d’accord ; certes il y a quelque chose de pathétique à vouloir faire avancer un Etat en consacrant des régressions démocratiques ; mais de quelle ampleur seraient ces régressions s’il n’y avait pas d’accord du tout, si des communauté culturelles différentes venaient à constater qu’elles ne peuvent plus s’accorder sur rien?

Ernest Renan, philosophe français du 19è siècle – que j’ai beaucoup lu avant de rédiger mon discours prononcé à l’occasion de la rentrée du barreau de Liège de l’année dernière, discours intitulé « Le cimetière des Nations » – définissait la Nation par deux critères: le premier est la « possession en commun d’un riche legs de souvenirs », et le second est « le consentement actuel, le désir de vivre ensemble, la volonté de continuer à faire valoir l’héritage qu’on a reçu indivis ».

Cette suprématie de la volonté du « peuple » était toutefois tempérée par Renan lui-même, qui n’hésitait pas à mettre en garde:

« La sécession, me direz-vous, et, à la longue, l’émiettement des Nations sont la conséquence d’un système qui met ces vieux organismes à la merci des volontés souvent peu éclairées.

(…)

Les Nations sont les organes providentiels de la vie spirituelle de l’humanité. La suppression ou l’atrophie d’un membre fait pâlir tout le corps ».

Beaucoup plus récemment, c’est un libéral bien connu, Guy Verhostadt, qui disait ceci:

« Quoi qu’il en soit, l’avenir de l’Europe ne réside absolument pas dans une quête de la ou des identités nationales. L’avenir ne réside pas dans une somme des identités nationales. Dans l’Europe d’aujourd’hui, « l’Europe des Nations » est un reliquat du passé. C’est une Europe incapable de résoudre les problèmes. Et c’est une Europe qui ne jouera plus qu’à grande peine un rôle dans le monde multipolaire du XXIème siècle. En un mot, l’avenir de l’Europe et de l’Union européenne sera post-national, ou ne sera pas ».

Quant à moi, je concluais mon discours par ceci:

« Je répugne les nationalistes et les extrémistes, car leur philosophie ne mène qu’à la violence, au rejet et à l’exclusion.

J’estime toutefois que le monde n’est pas prêt à ne former qu’un tout, et qu’il est impératif de respecter les cultures et les civilisations.

Du reste, l’humanité n’aurait rien à gagner de la mise en place d’un seul et même ordre mondial, qui gommerait les différences, effacerait les particularités culturelles et conduirait à une uniformisation très fade de notre société.

Les Nations ne nous ont pas apporté que les nationalismes. Elles sont plus, et parfois ça à la fois. Leurs conceptions sont, nous l’avons vu, intrinsèquement liées à l’histoire des peuples, empruntes de souffrance, de morts, mais également de ce qui fait le meilleur chez l’homme : le désir de paix, le travail et le progrès.

RENAN avait raison : nous sommes les héritiers de tout cela à la fois.

Mais nous sommes également, aujourd’hui bien plus encore qu’au XIXème siècle, des hommes libres et égaux, dotés d’une intelligence, d’un coeur et d’une raison.

Alors si les Nations se sont créées sur les champs de bataille, si elles ont sacralisé les morts et les cimetières pour justifier le rassemblement des vivants et leur allégeance à une même autorité, nous avons aujourd’hui notre destin entre nos mains.

Je ne sais pas si demain, ou après, les Nations elles-mêmes finiront ensevelies dans des cimetières, mais je sais en tout cas que si leur passé est constitué de morts et de souvenirs, leur présent a un immense besoin des vivants et de projets de vie et d’avenir de nature à les fédérer.

C’est à la grandeur de ces projets que l’on pourra juger la grandeur des hommes qui les auront portés.

Si nous n’y parvenons pas, alors aujourd’hui, il faudra se résigner à ce que les contours des Nations soient redessinés sur la seule base des différences socio-économiques, et l’on rassemblera alors les forts pour isoler les faibles.

Tandis que demain, lorsque nous serons confrontés aux conséquences des dérèglements climatiques, faute d’avoir pu adopter des mesures à échelle universelle qui seules auraient pu les prévenir, nous nous résignerons encore au tracé de nouvelles frontières, afin de garantir ce qu’il restera du bien-être aux seules populations des régions dont le climat sera le moins affecté.

Lorsque nous nous apercevrons que c’est cette voie là que nous avons empruntée, alors nous n’aurons peut-être pas enterré nos Nations, mais nous aurons enterré nos rêves ».

C’est à tout ceci, je le crois sincèrement, auquel nous devons être attentifs lorsque nous analysons l’accord intervenu cette nuit.

La supracommunalité à Liège…texte de mon intervention au conseil provincial du 8 septembre 2011

Mesdames, Messieurs,
En décembre 2007, les Jeunes MR nationaux, dont j’étais alors le secrétaire politique, organisaient au Val-Saint-Lambert à Seraing un congrès sur les communautés urbaines. Aux termes de nos travaux, nous avions lancé un appel par communiqué de presse aux termes duquel nous disions notamment ceci : « défendre l’institution provinciale doit passer par une vision moderne et adaptée aux nouvelles réalités urbaines que l’on connaît. Les Jeunes MR appellent à cet égard à la tenue d’un vaste débat sur la réorganisation des institutions provinciales, un débat ne partant pas avec l’a priori qu’il faut supprimer l’institution, mais un débat refusant le fatalisme de certains qui considèrent qu’il est interdit d’y toucher ».
C’est par conséquent un jeune mandataire MR heureux que vous avez aujourd’hui devant vous.
La Province de Liège est en effet parvenue à lever les tabous pour réfléchir et penser son avenir au regard de ce que l’on attend d’elle aujourd’hui et demain.
Aux citoyens de notre Province, le groupe MR tient à garantir que le débat sur la supracommunalité n’est pas le énième débat institutionnel du moment. Il ne s’agit pas ici de scinder des arrondissements ou de diminuer les droits des gens, il s’agit au contraire de fédérer pour construire une Ville-région à la taille et à l’ambition d’une véritable métropole européenne : j’ai nommé, Liège.
Chers amis, chers collègues, pour garantir l’efficacité de nos institutions et la concrétisation des projets dont Liège a besoin dans les années à venir, l’heure est plus que jamais venue de créer une véritable communauté urbaine !
Pour y parvenir, le groupe MR tient à formuler trois recommandations :
- L’instauration de politiques à l’échelle de la communauté urbaine nécessite que l’on dégage des moyens financiers suffisants, à tous les niveaux de pouvoir intéressés, et ce dès l’année budgétaire 2012 ;
- Il est impératif de s’accorder sans tarder sur quelques priorités d’intérêt provincial, et donc de renoncer à ce que d’autres peuvent faire aussi bien que nous. A cet égard, pour le MR, la mise en œuvre du tram est tout à fait prioritaire, j’y reviendrai dans un instant ;
- Comme mon collègue Roger Sobry vous l’a déjà dit, pour qu’une institution puisse porter des projets de grande envergure, il faut qu’elle bénéficie du soutien de la population à qui elle s’adresse. A cet égard, si la mise en place de la coordination provinciale des pouvoirs locaux était dans l’immédiat indispensable, et que le MR s’en félicite, il conviendra dans les années à venir d’organiser cette coordination en vue d’assurer sa visibilité démocratique. Le conseil provincial, dont il faudrait sans doute penser à réformer la composition, devrait ainsi peu à peu se réapproprier le débat politique, et des séances comme celle-ci devraient à l’avenir encore pouvoir être diffusées, pour débattre non plus de l’éventuelle mise en œuvre prochaine d’un tram, mais pour débattre au quotidien de son fonctionnement, pour évoquer ses extensions, pour relayer les demandes de celles et ceux qui l’utiliseront. En un mot, pour que Liège Métropole soit représentée par une assemblée d’élus responsables de projets clairement identifiés devant les citoyens de notre province.

Mesdames, Messieurs, la supracommunalité, c’est aujourd’hui la seule manière de pouvoir mener à bien de grands projets, et de rivaliser avec les autres grandes métropoles européennes.
A l’échelle liégeoise, des grands projets, j’en vois essentiellement trois :
Le premier, c’est la mise en commun des moyens en vue de la création d’infrastructures sportives et culturelles de grande envergure et de qualité. Bien entendu, l’exposition internationale Liège 2017 est un objectif majeur à poursuivre, mais la mise en commun des moyens, à terme, ne devra pas s’arrêter là. Il est inutile de subventionner 10 demi-infrastructures lorsque 5, complètes et de qualité, suffisent.
Le deuxième grand projet, c’est l’aménagement de notre territoire. La SPI+ a d’ailleurs bien raison de consacrer le colloque organisé à l’occasion de son 50ème anniversaire à ce que l’on appelle « l’intelligence territoriale ». Comme je vous le disais d’ailleurs lors du conseil provincial thématique relatif au développement économique, un aménagement du territoire à l’échelle supracommunale doit tendre à « rendre plus de qualité de vie à des quartiers qui ont énormément souffert d’une activité industrielle trop lourde et trop proche des habitations », parce que nous ne vivons plus au 19ème siècle, et que notre prospérité de demain dépendra, de manière non négligeable, de l’attractivité de nos quartiers et de l’intelligence de l’aménagement de notre territoire dans nos villes et communes.
Enfin, dernier des trois grands projets que le groupe MR entend bien soutenir, je vous l’annonçais tout à l’heure, c’est évidemment la mise en place d’une politique supracommunale de la mobilité, qui doit passer par la mise en service d’un tram. A cet égard, nous lançons un appel solennel à la Région wallonne, et à son Ministre Ecolo de la mobilité en particulier, afin qu’il rende public sans tarder les conclusions du plan urbain de mobilité et qu’il finalise les études techniques et juridiques préalables au lancement des différents marchés.
Chers amis, nous serons certainement plusieurs à rester vigilants quant à la manière dont les différents projets que je viens de citer vont être concrétisés. Mais aujourd’hui, tant en mon personnel qu’en celui d’André Denis, chef du groupe MR et de l’ensemble des membres de celui-ci, je tiens à remercier le collège provincial pour le travail accompli ces derniers mois, à l’assurer de notre plein soutien dans les mois à venir pour la mise en œuvre du chantier de la supracommunalité, et à lui rappeler, bien entendu, qu’il trouvera toujours au sein de ce conseil, et du groupe MR en particulier, des conseillers prêts à l’aider !
Merci de votre attention.

Le redéploiement économique…texte de mon intervention au conseil provincial du 17 février 2011

Parmi les activités qui font la richesse et le développement de notre région, permettez-moi de concentrer mon attention sur celle avec laquelle j’ai en quelque sorte grandi, tant par le biais des entreprises dans lesquelles travaillaient mes parents qu’au travers des marques laissées par son passage dans de multiples endroits de la ville dans laquelle j’ai grandi, Seraing.

La sidérurgie a écrit les plus belles pages de notre histoire économique, mais elle est également à la base de nombreuses heures sombres.
La relative amélioration connue ces dernières années en ferait presqu’oublier le coup de tonnerre de 2003, à savoir l’annonce de la fermeture de la phase à chaud à Liège.
Ce véritable séisme économique avait été suivi d’une large prise de conscience quant à la gravité de la situation, et plusieurs rapports dressant les perspectives de redéploiement de notre région avaient alors été commandés. Je pense notamment au rapport « Liège 2020 » piloté par la SPI+, ou encore à celui co-rédigé par notre gouverneur Michel Foret, alors Ministre wallon, et Guy Mathot, bourgmestre de Seraing.

Si depuis 2003, beaucoup de chemin a déjà été accompli, force est également de constater que la situation économique a elle aussi évolué.
En avril 2007 en effet, le groupe Arcelor Mittal est revenu sur sa décision de 2003, et a décidé de maintenir une activité sidérurgique à chaud à Liège. Dans la foulée, le haut-fourneau 6 de Seraing, arrêté en 2005, a été redémarré début 2008, pour être à nouveau mis à l’arrêt neuf mois plus tard et jusqu’à ce jour, suite nous dit-on à une diminution de la demande mondiale en acier.
Alors si en 2007 la décision visant à conserver une sidérurgie à chaud a été accueillie avec soulagement, si l’on peut en effet croire que le maintien d’une activité sidérurgique intégrée à Liège est de nature à protéger le secteur dans son ensemble, les ouvertures et fermetures à répétition des lignes à chaud comme à froid, ainsi que l’éloignement sans cesse plus grand des centres de décisions avec notre territoire, doivent également nous convaincre, aujourd’hui plus que jamais, que l’avenir de la sidérurgie à Liège reste extrêmement incertain.

Or, la présence sur un territoire d’une activité industrielle aussi lourde que l’activité sidérurgique n’est pas sans conséquence. Le nombre de mètres carrés de terrains industriels nécessaires est tel qu’il est sans comparaison avec une quelconque autre activité, les pollutions générées sont multiples, et l’impact sur le paysage est loin d’être anecdotique.
Alors s’il est bien évident que nous devons nous battre pour que Liège conserve une importante activité sidérurgique sur son territoire, nous devons également veiller à ce que cette activité n’entrave pas les axes de redéploiement définis à une époque où l’on pensait que la sidérurgie n’allait plus appartenir qu’à notre histoire.

Or le risque est là. On ne réussira pas à construire du beau, du neuf, du moderne, on ne réussira pas à tourner la page d’une histoire industrielle extrêmement marquante pour nos régions et ses terres si nous ne parvenons pas à définir un nouvel aménagement de notre territoire.
Notre Province est suffisamment vaste pour garantir un équilibre durable entre les activités industrielles d’une part, et les fonctions d’habitat et de petits commerces d’autre part.
L’enjeu des prochaines années, c’est donc celui de la redéfinition des fonctions et des affectations de nos territoires.

Dans ce cadre, je me réjouis que le développement territorial figure parmi les nouvelles compétences que la Province de Liège a décidé de développer dans les prochaines années. Je me réjouis également de lire dans le nouveau plan stratégique de la SPI+ la volonté de réaliser des études d’aménagement du territoire dépassant son cadre traditionnel des parcs d’activités économiques, ainsi que sa volonté de s’inscrire comme opérateur public majeur – je cite – « pour la mise en œuvre de projets d’infrastructures complexes, de grande envergure ou structurant pour la Province de Liège ».
Derrière ces termes un brin complexes voire même un peu codés, le Groupe MR voit surtout la perspective d’un challenge majeur pour notre région.

Ce challenge, c’est permettre un aménagement plus réfléchi du territoire. C’est rendre plus de qualité de vie à des quartiers qui ont énormément souffert d’une activité industrielle trop lourde et trop proche des habitations. C’est démontrer que l’on peut être fier de son passé et de son patrimoine, autrement qu’en cultivant le culte des friches industrielles, ou des haut-fourneaux plus en sommeil qu’en activité. C’est aussi organiser notre territoire de manière à créer une mobilité moderne entre nos villes et communes, et donner par exemple un moteur au projet du tram qui en a tant besoin. C’est aussi démontrer que l’on a enfin pris conscience qu’aujourd’hui, un investisseur belge ou étranger s’intéresse nécessairement à l’intelligence de l’aménagement d’un territoire, ou encore à la qualité de la vie ou celle encore des infrastructures publiques lorsqu’il souhaite investir dans une région.

C’est pour que tout cela se concrétise le plus rapidement possible que le Groupe MR suggère au collège provincial trois actions concrètes :
1. Procéder à une réactualisation, en partenariat avec la SPI+ et les entreprises concernées, des perspectives d’évolution de l’activité sidérurgique en région liégeoise, des conséquences de ces activités sur les projets d’investissements publics ou privés programmés, ainsi que la faisabilité de projets visant à regrouper ces activités sur des sites propres plus éloignés des villes et des quartiers d’habitations ;

2. Procéder à une réactualisation, en partenariat avec la SPI+ et les services concernés du Gouvernement wallon, du schéma de développement de l’espace régional, ou de tout autre instrument de planification permettant de retrouver une vue d’ensemble de l’aménagement du territoire à l’échelle provinciale ;

3. Déterminer le plus rapidement possible le plan d’action provincial de soutien à la mise en œuvre d’un transport collectif structurant, autrement dénommé tram.

Je vous remercie pour votre attention.

Budget communal de Seraing 2011 : mieux que rien, mais malheureusement rien de mieux !

Après analyse du projet de budget présenté par la majorité PS, le groupe MR constate que :
- Le budget 2011 est un copier-coller du budget 2010 : le budget ordinaire reste, années après années, désespérément ordinaire (aucune politique nouvelle n’y est programmée) et le budget extraordinaire reproduit, années après années, en grande partie les mêmes investissements (sur 35 millions d’EUR d’investissements inscrits, 24 millions étaient déjà inscrits les années précédentes, la majorité tentant toutefois chaque année de profiter d’un effet d’annonce, alors que les projets restent programmés faute d’encore avoir pu aboutir) ;
- Le budget du CPAS reste identique au budget initial 2010, qui lui-même s’alignait sur le budget 2009. Seraing poursuit donc une politique socialement intenable, dès lors qu’à côté d’un CPAS insuffisamment doté, on n’aperçoit guère un développement du bien-être moyen de la population (que du contraire, puisque le budget se base sur une diminution de près d’1,7 millions d’EUR d’additionnels communaux à l’IPP) ;
- Quand le MASTER PLAN est de plus en plus MASTER LENT : bien que le MR de Seraing ait toujours soutenu le MASTER PLAN et les projets qui le soutiennent, il ne peut cacher son inquiétude grandissante quant aux lenteurs constatées dans sa mise en œuvre. Il n’est pas trop tard pour avancer concrètement, mais il est plus que temps…
De manière plus générale, le MR de Seraing relève :
- Que la mise en œuvre du MASTER PLAN, lorsqu’elle commencera, devra veiller à protéger ce qu’il reste d’activités économiques à Seraing : on ne construira pas la « cité de demain » en continuant d’asphyxier celle d’aujourd’hui !
- Que l’avenir de Seraing et de sa prospérité sont indissociablement liés à ceux de Liège et de son agglomération.
A cet égard, le MR de Seraing se réjouit que le Collège provincial vienne de décider d’inscrire dans les axes prioritaires de développement des politiques provinciales celui de la mobilité et de l’aménagement du territoire. Il fait ainsi droit à une demande formulée depuis plusieurs années par Fabian CULOT, conseiller provincial et communal Sérésien.
Le MR de Seraing en appelle donc au collège provincial afin de se saisir le plus rapidement possible du dossier du tram et fasse en sorte que ce projet, fondamental pour notre Ville et son agglomération, avance sans plus tarder.
En effet, l’inertie de la Ville de Liège et de la Région wallonne sont de nature à constituer à terme, pour Seraing, un préjudice considérable.
- Que l’absence d’un plan de développement à long terme de la Ville de Liège, voire de l’ensemble de son agglomération, qui intégrerait les développements économique, urbanistique, ou encore la mobilité, est également de nature à compromettre le développement de Seraing : Seraing ne peut devenir prospère seule au milieu d’une agglomération sinistrée et d’une métropole ratée !
- Que les récents articles de presse sur l’ALG ne sont pas sans poser question sur la bonne gestion de certaines intercommunales liégeoises. Or, une mauvaise gestion, c’est moins de dividendes pour les communes, et donc moins de possibilités de financer des politiques nouvelles…
***
En conclusion, le budget 2011 de la Ville de Seraing, c’est mieux que rien, mais on regrettera que la majorité n’ait de nouveau pu nous présenter rien de mieux !

C’est du Belge ! | Citation appropriée

« Ce qui constitue une nation, ce n’est pas de parler la même langue ou d’appartenir au même groupe ethnographique,
c’est d’avoir fait ensemble de grandes choses dans le passé et de vouloir en faire encore dans l’avenir »

Ernest RENAN, auteur français, 1823-1892

Programme du MR pour les Législatives 2010

Interview Piccolo

FACE A FACE

Elections législatives anticipées oblige, ton PiccoloMR a chamboulé son programme pour donner la parole à deux jeunes qui ont à peine le demi-siècle à eux deux… Et surtout qui sont candidats  Jeunes MR pour le scrutin du 13 juin prochain ! Rencontre croisée avec Anne Feron10ème candidate effective à la Chambre pour le Hainaut — et Fabian Culot 7ème candidat effectif à la Chambre pour Liège.

JEUNES ET POLITIQUE

  1. La politique, tu es tombé dedans comment ?

Tout seul en tout cas ! Personne dans mon entourage n’en faisait. Mais en vivant à Seraing depuis ma naissance, j’ai toujours été révolté par l’importance de la pauvreté, le peu d’initiatives des politiques pour reconvertir la région liégeoise, et pourtant, le soutien quasi inconditionnel qu’une partie de la population semblait apporter systématiquement au même parti.

  1. Entre quatre yeux, c’est facile d’être jeune en politique ?

En soi, ça devrait être plus simple d’être jeune et beau que vieux et con. Mais parfois la jeunesse fait peur, elle dérange, il y a des réticences naturelles à l’écouter, dans tous les domaines de la société d’ailleurs. Alors, il faut convaincre que l’on mérite d’être écouté, pas parce que l’on est jeune, mais par la qualité de ce que l’on dit.

  1. Se présenter aux élections, c’est une première pour toi ?

Oh que non… Ce sera la 6ème fois déjà ! Deux fois aux communales, une fois aux provinciales, et deux fois aux régionales.

  1. Faire confiance aux jeunes en politique, c’est (de plus en plus) rare ?

Je pense que la parité homme-femme sur les listes a favorisé l’émergence de nombreuses jeunes femmes, et c’est fort bien. Elle a par contre freiné les jeunes hommes, car les places masculines étaient évidemment occupées par les élus sortants, plus âgés. Aujourd’hui, le changement de génération se prépare. Il faut donc rappeler que les hommes de notre génération ont aussi leur place en politique, et qu’on peut leur faire confiance. En fait, il faut éviter de créer une discrimination inversée !

EN CAMPAGNE (ELECTORALE)

  1. On le sait, la campagne sera brève et intense. Sur quels thèmes vas-tu faire campagne ? Et pourquoi ? Et de quelle manière ?

On m’a souvent conseillé dans mes campagnes précédentes de créer un slogan en jouant sur mon nom de famille. J’ai toujours refusé, estimant que le message politique méritait plus qu’un jeu de mots. Cette fois par contre, j’accepte d’ajouter le jeu de mots au fond, parce que la campagne est très courte et qu’elle doit donc marquer rapidement. J’ai donc opté pour « osez du culot pour la Belgique ! ». D’ailleurs, on ne règlera nos problèmes communautaires qu’avec du « culot », de l’originalité, en bousculant les convenances. Les solutions belges ont toujours été marquées par leur originalité, parce que l’on a osé faire ce que l’on ne faisait nulle part ailleurs au monde…

  1. Plusieurs sondages prédisent un taux d’absentéisme important pour ces élections ? La faute à qui ? Et surtout comment faire pour inciter les citoyens — et surtout les jeunes citoyens — à se rendre aux urnes ?

La responsabilité. C’est une valeur libérale essentielle. On ne peut pas sans cesse critiquer ceux qui agissent, qui entreprennent (en politique ou ailleurs), tout en restant spectateur. S’abstenir, c’est renoncer. Quand on est jeune en particulier, on ne renonce pas, on se bat pour ses idées. Dans nos régions il ya 70 ans, ou aujourd’hui dans de nombreux endroits au monde, dans des circonstances bien plus dramatiques que celles que nous connaissons, des jeunes se sont battus et se battent encore pour défendre leur liberté. Renoncer à défendre la nôtre est en luxe dangereux et très égoïste.

  1. Sur quel adversaire n’as-tu pas envie de tomber nez à nez sur les marchés ?

L’expérience m’a appris qu’il n’y a rien de pire en politique que de stigmatiser une personne sans en expliquer les raisons…

  1. L’adversaire politique qui n’en sera pas un lors de cette campagne parce que c’est un ami ?

Je ne vois pas. J’ai de bons contacts avec les autres candidats des autres partis, de là à dire qu’ils sont mes amis… Ce sera différent aux élections communales. A ce niveau, on connaît bien mieux les candidats.

  1. Allez si tu devais glisser un p’tit conseil à ton (ta) voisin(e), ce serait lequel ?

Vote selon tes convictions, pas par stratégie. Je suis en effet fort étonné du nombre de personnes qui me disent « j’ai envie de voter pour X, mais puisque Y semble en difficulté, je vais voter pour lui ». Puis, quand Y gagne, on se plaint !

ET APRES ?

  1. Tu le sais, les prochaines négociations seront institutionnelles ou ne seront pas. Ton secret pour régler BHV ? Ou plus largement, de quelle Belgique rêves-tu dans les années à venir ?

L’accès de tous les Belges à toutes les administrations dans une des trois langues nationales. Le droit d’être jugé dans sa langue où que l’on habite (mais en se déplaçant évidemment vers la juridiction compétente). Une circonscription fédérale unique pour que les politiques du nord fassent aussi campagne au sud et inversement. Utopique ? Non, simplement belge.

  1. Devant ta glace, ça t’est déjà arrivé de t’imaginer à la Chambre des Représentants ? Ton action, elle pourrait se résumer à quoi ?

Oui…l’imagination est le propre de la jeunesse ! Quant à mon action, je voudrais qu’elle contribue à ce que les Belges, du nord comme du sud d’ailleurs, réapprennent à s’intéresser à ce qui les entoure. Si le monde est un village, la Flandre et la Wallonie ne peuvent pas devenir deux îles. Nous avons besoin de nous redécouvrir une identité et de nous enrichir par les expériences et les cultures qui nous entourent. On ne voit pas le monde de la même manière selon qu’à 25 ans on a jamais quitté sa province, ou que l’on a voyagé et participé, par exemple, à des programmes comme Erasmus. Tous les jeunes devraient pouvoir profiter de cela. C’est un investissement public fondamental pour notre avenir commun.

Voeux 2010

Budget Communal de Seraing 2010 – Communiqué de presse

Budget communal de Seraing 2010

Pour le Groupe MR : comme sœur Anne, nous ne voyons rien venir…

Après analyse du projet de budget présenté par la majorité PS, le groupe MR estime que :

-       le projet de budget 2010 est socialement intenable : il cantonne le budget du CPAS dans une enveloppe fermée inférieure au budget 2009 modifié de 2,8 %, alors que tous les indicateurs sociaux démontrent que le CPAS va être confronté à davantage de demandes d’interventions en 2010 qu’en 2009 ;

-       le projet de budget induit une hausse de la fiscalité qui ne dit pas son nom : si les additionnels à l’IPP et au précompte immobilier restent, certes élevés, mais inchangés, les tarifs de nombreux services communaux augmentent (accueil extrascolaire ; services de garde d’enfants malades à domiciles ; bibliothèques….et quelles autres augmentations demain ?). Parallèlement, les primes communales en faveur de la population diminuent (suppression de la prime à la rénovation de façade, suppression de la prime à l’installation de panneaux photovoltaïques, etc.) ;

-       l’optimisation est en panne. L’échevinat atypique créé par la majorité ne rapporte manifestement pas les résultats attendus. Après une hausse des frais de fonctionnement en 2009, la baisse enregistrée dans le budget 2010 est purement cosmétique, puisqu’elle ne résulte que du transfert du coût de la dépense relative à l’enlèvement des déchets des dépenses de fonctionnement vers les dépenses de transfert (consécutivement aux nouvelles conventions conclues avec Intradel en la matière) ;

-       Le Master Plan devient Master lent : d’années en années, le budget extraordinaire présenté affiche des montants coquets (65 millions en 2009, 48 millions en 2010). Or, les projets visés par ces montants n’en finissent pas de ne pas voir le jour. Hormis les travaux relatifs au passage sous voie qui ont débuté, le groupe MR s’inquiète qu’à mi-législature, et alors que les subventions Feder allouées doivent toutes être engagées pour 2013 au plus tard, les projets du Master Plan sortent au compte goutte et sont pour la plupart loin d’être finalisés ;

-       Le budget ordinaire reste, comme en 2009, désespérément ordinaire. Aucune politique nouvelle n’est amorcée, aucun choix politique majeur n’est posé.

Face à ces constats, le Groupe MR propose :

-       de revoir à la hausse la dotation au CPAS, afin de lui permettre d’assurer l’ensemble de ses missions, de garantir l’ensemble des emplois, le tout en continuant à veiller à la saine gestion et à la rationalisation des dépenses ;

-       de maintenir à tout le moins les primes à la rénovation des façades. Seraing est dans une phase de reconversion où la qualité des immeubles d’habitation est un élément qui sera déterminant pour attirer de nouveaux habitants et des investisseurs. Supprimer le soutien à la rénovation des immeubles privés est un non sens total ! ;

-       son concours afin d’étudier les coûts de fonctionnement de la Ville qui pourraient être réduits et que l’échevinat de l’optimisation, à mi-législature, semble avoir de la peine à déterminer ;

-       de relancer à tous les niveaux de pouvoir le débat sur la mise en place urgente et indispensable d’une communauté urbaine organisée et disposant d’un réel pouvoir de décision. L’agglomération liégeoise a besoin d’options claires, notamment s’agissant du tracé futur du tram, ou encore de la localisation du développement de l’activité sidérurgique. Sans réponses à ces questions, le Master Plan sera un échec ;

-       au Collège communal de réorganiser ses compétences en son sein : la répartition  actuelle des compétences ne permet manifestement pas de réformer la Ville et de rationaliser ses dépenses. Les charges de travail entre les différents membres du Collège sont inéquitables, ce qui manifestement freine l’aboutissement de projets essentiels à l’avenir de notre Ville.